Basket marocain : un grand passé, un présent fragile, une relance sous conditions
Au cœur de son témoignage, une idée revient avec insistance : on ne relance pas un sport collectif avec des slogans, mais avec des bases concrètes. Parmi elles, les infrastructures occupent une place décisive. L’ancien dirigeant revient longuement sur le centre national de basket-ball de Rabat, considéré comme un pilier du développement de la discipline, avant sa disparition du paysage fédéral. Pour lui, la perte de ce centre a constitué un véritable tournant négatif. Non seulement elle a privé les équipes nationales d’un espace de préparation structuré, mais elle a aussi affaibli tout l’écosystème de formation, de détection et d’organisation. Et le plus préoccupant, selon lui, est qu’aucune alternative d’envergure n’est venue compenser ce recul.
Cette question des infrastructures ne se limite pas à la sélection nationale. Elle concerne aussi les clubs, qui souffrent d’un accès insuffisant aux salles et équipements, dans un contexte où les espaces sportifs sont souvent monopolisés ou mal répartis. Le basket, comme d’autres disciplines collectives, se retrouve ainsi à évoluer dans l’ombre du football, y compris sur le plan logistique. Cela crée une inégalité structurelle que de nombreux acteurs du secteur dénoncent depuis longtemps. Nour-Eddine Benam El Nabi rappelle d’ailleurs que, sans lieux d’entraînement adaptés, il devient illusoire de prétendre former durablement des joueurs compétitifs ou espérer des performances internationales régulières.
Mais la crise du basket marocain n’est pas seulement matérielle. Elle est aussi administrative et politique. L’ancien président insiste sur la nécessité d’un retour strict à la loi, à la transparence et au respect des mécanismes de gouvernance. Assemblées générales, rapports financiers, redevabilité, clarté de gestion : pour lui, aucun redressement n’est possible sans un cadre institutionnel crédible. Il met en garde contre les dérives organisationnelles, les choix dictés par des logiques étrangères au sport et les pratiques qui éloignent les compétences réelles des postes de responsabilité. Son constat est sévère, mais cohérent : lorsqu’un sport est dirigé sans vision, sans expérience du terrain et sans règles respectées, il finit par s’enfoncer dans la confusion.
Sur le plan financier, le diagnostic n’est guère plus rassurant. Les clubs vivent dans une tension quasi permanente, entre faibles subventions, difficulté à mobiliser des sponsors et manque de visibilité médiatique. Cette fragilité limite leur capacité à investir dans la formation, la structuration ou même la compétitivité quotidienne. Pourtant, Benam El Nabi rappelle qu’une gestion rigoureuse peut produire des résultats, y compris avec des moyens limités. Il souligne qu’à son départ, la fédération avait laissé une situation budgétaire relativement saine, preuve selon lui qu’une administration plus disciplinée du sport est possible, même dans un environnement contraint.
Un autre point fort de son intervention concerne l’absence prolongée du Maroc dans les grandes compétitions africaines et, par extension, son éloignement des standards olympiques. Pour lui, le basket marocain ne pourra retrouver un rayonnement international qu’à condition de réintégrer les circuits compétitifs majeurs, de reconstruire une base locale solide et de réinvestir dans les jeunes catégories. Il ne s’agit pas seulement de revenir jouer. Il s’agit de recréer une dynamique, une ambition et une continuité. Sans cela, le basket marocain risque de rester enfermé dans une nostalgie improductive.
Malgré ce tableau difficile, l’ancien président ne verse pas dans le fatalisme. Il valorise notamment la qualité de plusieurs arbitres marocains, reconnus à l’international, et insiste sur leur rôle dans la crédibilité du basket national. Il appelle aussi à soutenir le nouveau bureau fédéral, à condition que celui-ci s’appuie sur une véritable feuille de route, qu’il sache rassembler les compétences et qu’il ne cède pas aux logiques d’exclusion ou de règlements de comptes. Pour lui, la reconstruction ne passera ni par la nostalgie seule, ni par les querelles internes, mais par une mobilisation collective autour d’objectifs précis.
Au fond, le message est limpide : le basket-ball marocain dispose encore d’un capital humain, d’un héritage sportif et d’un potentiel populaire importants. Mais il ne pourra redevenir une vraie force continentale qu’en acceptant de traiter ses fragilités à la racine : infrastructures, gouvernance, financement, formation et vision. Le ballon orange marocain n’a pas seulement besoin d’anciens souvenirs glorieux. Il a besoin d’un nouveau contrat de confiance.
Cette question des infrastructures ne se limite pas à la sélection nationale. Elle concerne aussi les clubs, qui souffrent d’un accès insuffisant aux salles et équipements, dans un contexte où les espaces sportifs sont souvent monopolisés ou mal répartis. Le basket, comme d’autres disciplines collectives, se retrouve ainsi à évoluer dans l’ombre du football, y compris sur le plan logistique. Cela crée une inégalité structurelle que de nombreux acteurs du secteur dénoncent depuis longtemps. Nour-Eddine Benam El Nabi rappelle d’ailleurs que, sans lieux d’entraînement adaptés, il devient illusoire de prétendre former durablement des joueurs compétitifs ou espérer des performances internationales régulières.
Mais la crise du basket marocain n’est pas seulement matérielle. Elle est aussi administrative et politique. L’ancien président insiste sur la nécessité d’un retour strict à la loi, à la transparence et au respect des mécanismes de gouvernance. Assemblées générales, rapports financiers, redevabilité, clarté de gestion : pour lui, aucun redressement n’est possible sans un cadre institutionnel crédible. Il met en garde contre les dérives organisationnelles, les choix dictés par des logiques étrangères au sport et les pratiques qui éloignent les compétences réelles des postes de responsabilité. Son constat est sévère, mais cohérent : lorsqu’un sport est dirigé sans vision, sans expérience du terrain et sans règles respectées, il finit par s’enfoncer dans la confusion.
Sur le plan financier, le diagnostic n’est guère plus rassurant. Les clubs vivent dans une tension quasi permanente, entre faibles subventions, difficulté à mobiliser des sponsors et manque de visibilité médiatique. Cette fragilité limite leur capacité à investir dans la formation, la structuration ou même la compétitivité quotidienne. Pourtant, Benam El Nabi rappelle qu’une gestion rigoureuse peut produire des résultats, y compris avec des moyens limités. Il souligne qu’à son départ, la fédération avait laissé une situation budgétaire relativement saine, preuve selon lui qu’une administration plus disciplinée du sport est possible, même dans un environnement contraint.
Un autre point fort de son intervention concerne l’absence prolongée du Maroc dans les grandes compétitions africaines et, par extension, son éloignement des standards olympiques. Pour lui, le basket marocain ne pourra retrouver un rayonnement international qu’à condition de réintégrer les circuits compétitifs majeurs, de reconstruire une base locale solide et de réinvestir dans les jeunes catégories. Il ne s’agit pas seulement de revenir jouer. Il s’agit de recréer une dynamique, une ambition et une continuité. Sans cela, le basket marocain risque de rester enfermé dans une nostalgie improductive.
Malgré ce tableau difficile, l’ancien président ne verse pas dans le fatalisme. Il valorise notamment la qualité de plusieurs arbitres marocains, reconnus à l’international, et insiste sur leur rôle dans la crédibilité du basket national. Il appelle aussi à soutenir le nouveau bureau fédéral, à condition que celui-ci s’appuie sur une véritable feuille de route, qu’il sache rassembler les compétences et qu’il ne cède pas aux logiques d’exclusion ou de règlements de comptes. Pour lui, la reconstruction ne passera ni par la nostalgie seule, ni par les querelles internes, mais par une mobilisation collective autour d’objectifs précis.
Au fond, le message est limpide : le basket-ball marocain dispose encore d’un capital humain, d’un héritage sportif et d’un potentiel populaire importants. Mais il ne pourra redevenir une vraie force continentale qu’en acceptant de traiter ses fragilités à la racine : infrastructures, gouvernance, financement, formation et vision. Le ballon orange marocain n’a pas seulement besoin d’anciens souvenirs glorieux. Il a besoin d’un nouveau contrat de confiance.












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