L'apport, le vrai obstacle à la propriété
Selon plusieurs professionnels du secteur bancaire et immobilier, les banques exigent généralement entre 10 et 30 % du montant d'acquisition selon le profil de l'emprunteur et l'établissement sollicité, une somme qui, sur un bien à 500 000 DH, représente déjà 50 000 à 150 000 dirhams à mobiliser avant même de penser aux mensualités.
Pour un jeune salarié ou un couple qui débute, cette avance initiale reste souvent le principal frein à l'achat, bien plus que le taux d'intérêt lui-même.
Ce que propose l'Istiqlal : louer, puis devenir propriétaire
Le principe : permettre à une famille de passer progressivement de la location à la propriété de son logement, sans avoir besoin de réunir un apport initial important.
Concrètement, le loyer versé pendant la période locative viendrait, au moins en partie, construire l'accès futur à la propriété, une manière de transformer une dépense récurrente en un premier pas vers l'acquisition.
Sécuriser les propriétaires-bailleurs pour libérer l'offre
Le programme prévoit donc, en parallèle, d'encourager l'investissement dans le logement destiné à la location et de créer un mécanisme de garantie contre les risques locatifs, impayés, dégradations, pour rassurer les propriétaires-bailleurs et les inciter à mettre davantage de biens sur le marché locatif.
C'est une pièce essentielle du dispositif : sans offre suffisante, la promesse du bail à option d'achat resterait théorique.
Un complément aux autres mesures logement
Le contexte rend la démarche d'autant plus pertinente : le marché immobilier marocain reste marqué par un déficit structurel de logements neufs, régulièrement évalué à plus de 100 000 unités par an selon des estimations du secteur, ce qui maintient une pression continue sur les prix dans les grandes villes.
Face à cette tension, multiplier les portes d'entrée vers la propriété, plutôt que de miser sur une seule formule, semble être la logique retenue par l'Istiqlal.












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