Menu

L’addiction des Marocains aux films pornographiques et aux jeux vidéos


Nouvelle drogues et nouvelles addictions envahissent de plus en plus la société marocaine, les jeunes garçons et les jeunes filles sont les plus exposés.
Des spécialistes Marocains se sont intéressés à ce fléau qui s’insinuent de plus en plus même chez les très jeunes écoliers. Ces scientifiques ont essayé de comprendre le rapport des marocains avec les nouvelles addictions. Ils se sont intéressés à l’addiction aux films pornographiques, aux jeux et aux nouvelles technologies. Pour comprendre ce phénomène l’Opinion des jeunes l’ODJ, s’est adressé au Pr Fatima OMARI, présidente de l’Association Marocaine d’Addictologie ( AMA).



Cette psychiatre universitaire rappelle que  l'addiction se définit comme la dépendance d'une personne à une substance ou une activité génératrice de plaisir, dont elle ne peut plus se passer en dépit de sa propre volonté.

Et il existe de nombreuses addictions, de la banale addiction au café ou à la dépendance à la cigarette ou à l’alcool en passant par la toxicomanie. C’est-à-dire l'usage habituel et excessif d’une substance toxique sans justification médicale. Cela peut être des médicaments détournés de leur usage comme des antidouleurs ou des  psychotropes, mais aussi des drogues douces comme le cannabis ou plus dure comme l’héroïne. Il existe également des addictions sans substances types addictions aux jeux, à Internet, au sexe ou aux nouvelles technologies

Pour Pr  Fatma EL OMARI, présidente de l’Association Marocaine d’Addictologie (AMA), «  nous assistons depuis quelques années à l’émergence de nouvelles formes d’addictions : nouvelles substances psychotropes ou nouvelles drogues, nouveaux comportements (addiction à l’écran, au jeu vidéo, hypersexualité….. Cette nouvelle donne ouvre un grand débat autour de leur facteurs étiologiques, leur dépistage et catégorisation clinique, leur cadre juridique, ainsi que leur complexité thérapeutique » 

Pour les dépendances au sexe, dans leur grande majorité ils sont dépendants aux sites pornographiques sur Internet. La nouveauté aujourd’hui,  l'addiction au sexe commence à être mieux reconnue, comme l'ensemble des addictions dites sans drogues. Et le dépendant au sexe n'est pas forcément une personne à la vie sexuelle intense. C'est une personne qui ne parvient pas à arrêter ces pratiques alors qu'elle le souhaite et cette compulsion détruit sa vie professionnelle et affective. La base du traitement est la psychothérapie avec une dimension comportementale dans un premier temps afin de trouver les déclencheurs des pulsions et réfléchir à la manière de les faire cesser. Puis il faut comprendre pourquoi la sexualité est surinvestie et si l'addiction masque une dépression. Cela peut prendre plusieurs mois voir plusieurs années. Mais en parler, c'est déjà commencer à sortir de la spirale addictive et à briser la solitude.

Cette première étape est essentielle. Il ne s'agit pas de faire du sevrage. Lors de ce travail, les patients doivent réapprendre à voir l'autre comme une personne et non comme un objet de désir sexuel
 
Addiction à internet
 
La dépendance à internet touche de plus en plus de monde. L’addiction se définit par une consommation moyenne de quatre heures du média internet chaque jour. Ce critère du temps passé n’est pas reconnu par tous. Une personne peut passer peu de temps sur internet mais être obnubilée toute la journée par ce qu'elle va y faire. La dépendance à internet peut concerner le média en lui-même comme les activités que l'on peut y pratiquer (jeux en ligne, jeux d'argent, pornographie, achats etc). Internet est le support de l'addiction. C'est l'une des raisons qui fait que la population dépendante à internet ne constitue pas un groupe homogène.  L'utilisation excessive des réseaux sociaux pourrait parfois  s'apparenter à des conduites addictives. .
 
Addiction aux jeux vidéo
 
Problèmes scolaires, abandon du sport et de la vie familiale sont autant de symptômes caractéristiques d'un joueur pathologique aux jeux vidéos. Certains signes doivent vous mettre en alerte : un enfant enfermé dans sa chambre, accroché à son ordinateur, les yeux rivés sur son écran, hermétique à toutes remarques ou demandes tant son attention est retenue par son jeu vidéo et par les autres jeunes qui «en ligne» évoluent dans le même monde virtuel que lui.

Enfin, un enfant qui décroche de la vie familiale ou scolaire, qui ne veut plus se lever le matin, qui abandonne  ses activités sportives : c’est un état pathologique qu’il faut prendre en charge.  Heureusement qu’aujourd’hui, on comprend de mieux  mieux ces nouveaux phénomènes addictifs, insiste Pr Fatima OMARI. Le nuage du Covid ne doit nous cacher ces pathologies qui rongent sournoisement la jeunesse et l’enfance Marocaine.
 

Par Dr Anwar CHERKAOUI
 
 

La rédaction
Lu 131 fois
Vendredi 26 Février 2021





Dans la même rubrique :
< >


 L’ODJ dispose d’un service de streaming audio “Commentaire” pour renforcer la proximité et favoriser les interactions avec ses lecteurs.

Cher(e)s lecteurs et lectrices, vous pouvez réagir à cet article, sans avoir à écrire un commentaire,  via cette fonctionnalité en enregistrant simplement des messages d’une durée de 30 secondes.

Commencer par citer le titre de l'article et réagissez sur le contenu ou interpeller son auteur.

Envoyer votre message Audio , sous réserve de modération , il sera diffusé sur la Web radio Radio L'ODJ dans le programme dédié chaque jour à vos commentaires audios 




 

Les informations de ce portail sont publiées à titre purement informatif et ne peuvent être considérées comme des conseils médicaux personnalisés. Aucun traitement ne devrait être entrepris en se basant uniquement sur le contenu de ces articles, et il est fortement recommandé au lecteur de consulter des professionnels de santé dûment homologués auprès des autorités sanitaires pour toute question relative à leur santé et leur bien-être. L’éditeur n’est pas un fournisseur de soins médicaux homologués. L’éditeur de ce portail d'information ne pratique à aucun titre la médecine lui-même, ni aucune autre profession thérapeutique, et s’interdit formellement d’entrer dans une relation de praticien de santé vis-à-vis de malades avec ses lecteurs. Aucune des informations ou de produits mentionnés sur ce site ne sont destinés à diagnostiquer, traiter, atténuer ou guérir une maladie.