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L’inaction face au changement climatique est une menace pour la démocratie


Qui aurait « réalisé », à travers sa propre réflexion, que le changement climatique serait perçu et montré comme une menace pour la démocratie. Une simple lecture du titre ne mènerait nulle part. Où en est le rapport ? La réponse est apportée par un staff de climatologues, politologues et experts en la matière.
Philosophons un peu avec les chercheurs. C’est au fait une simple affaire de cause à effet.



Il y a démocratie et démocratie

l_inaction_face_au_changement_climatique_est_une_menace_pour_la_democratie.mp3 A lire ou à écouter en podcast :  (3.22 Mo)

En matière de changement climatique et d’énergies renouvelables, on parle aussi de démocraties.

« Le changement climatique est une menace existentielle pour la démocratie » est une question qui n’a été que trop soulevée, ces derniers temps, à travers le rapport sur les énergies renouvelables REN 21, incriminant les politiques des pays du G20. Et ce, à travers une nouvelle recherche qui montre que l'utilisation de combustibles fossiles n'a pas diminué au cours de la dernière décennie.

Les pays du G20 comprennent 17 démocraties à part entière, mais 12 d'entre elles n'ont pas du tout d'objectifs en matière d'énergies renouvelables. Les démocraties représentant, à elles seules plus de la moitié des émissions mondiales, avec 15 démocraties parmi les 20 premiers émetteurs de CO2.

Liens entre démocratie et changement climatique

Le changement climatique a un impact sur la gouvernance démocratique à travers ses effets induits sur la sécurité alimentaire, la migration et la pénurie d'eau.

Selon le raisonnement de Valéry Laramée de Tannenberg, rédacteur en chef du Journal de l'environnement, auteur de plusieurs ouvrages, les catastrophes naturelles, entre sécheresses, inondations, élévation du niveau de la mer... bouleversent nos vies, à bien des niveaux. Les effets du changement climatique se font sentir aussi sur nos institutions politiques.

« Car, comme le soulignent climatologues, politologues et stratèges militaires, si le réchauffement n’engendre pas forcément les crises, il en amplifie sévèrement les conséquences en durcissant les conditions de vie dans de nombreuses régions du monde, il déstabilise les pays à faible gouvernance et pousse les populations à émigrer. De même, il accentue la pression sur les terres arables et sur l’accès à l’eau, avec le risque d’engendrer de violents conflits. De quoi fragiliser les sociétés qui n’auraient pas anticipé cette évolution… ».  L’enjeu pour les démocraties est d’éviter la crise climatique laquelle débouche à fortiori sur des conflits politiques.
 
En marge de la COP 26

Tous ces « raisonnements » et la crise climatique actuelle ont poussé les experts à chercher, en marge de la COP 26 qui se déroulera au mois de novembre, d’autres alternatives. Ou plutôt, des engagements de la part des dirigeants, au niveau mondial, pour des réductions effectives de carbone, selon un programme d’urgence, pour aider les démocraties à relever ce défi mondial et assurer la stabilité mondiale.

Le traitement de la question environnementale est aussi une priorité et la performance des démocraties se joue aussi à ce niveau, au même titre que les inégalités économiques, les droits des femmes...

La transition vers une énergie propre a donc besoin « d’adaptation » de la part des démocraties.






Journaliste professionnelle. 30 ans d'expérience à L'Opinion. Actuellement journaliste à Radio Web... En savoir plus sur cet auteur
Vendredi 25 Juin 2021

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