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La ‘Covidia dell’arte’




A lire ou à écouter en podcast :

la__covidia_dell_arte_.mp3 La ‘Covidia dell’arte’.mp3  (2.43 Mo)

« Le Covid a (presque) vidé les caisses » ! Ce gémissement est le mieux partagé des citoyens, sans avoir besoin de hashtag pour le diffuser.

Du plus petit opérateur économique au trésorier du royaume, la quête de fonds pour graisser les rouages de l’appareil productif est fervente.

Les milieux économiques espèrent des liquidités pour mettre un tigre dans leur moteur, mais répugnent face au manque de visibilité.

Les ‘lumières’ académiques censées les éclairer se sont avérées temporellement déphasées, dans leurs modèles analytiques, de l’appréciation d’un monde post-covid qui ne semble pas encore avoir achevé sa mutation.

Toute prédiction à ce sujet relèverait, en effet, de la simple conjecture.

Au bas de la pyramide, on escompte tout simplement un retour à la normale des activités. Il y a les factures à payer, les salaires à verser, la roue doit tourner. Les gens suffoquent, sous le couvre-feu, de ne même pas pouvoir se divertir.

Le nouveau baromètre du moral des opérateurs comme des travailleurs est le nombre de personnes vaccinées. La courbe fluctue en fonction des doses réceptionnées et des injections effectuées.

Ce qui n’empêche pas de continuer de plus belle l’insoutenable légèreté du gouvernement, dont les composantes, aveuglés par leurs ambitions électorales, se sont d’ores et déjà éloignées des difficultés quotidiennes des citoyens.

Les barbus sont fâchés parce que le nouveau quotient électoral menace leur souhait de reconduction au sommet de l’exécutif.

L’idée même d’offrir l’opportunité aux courants politiques minoritaires au sein de la société de s’exprimer leur est exécrable. La démocratie de la ‘fatwa’, c’est le parti unique. Les ‘Autres’, ce sont les mécréants.

Le sens des réalités de certaines élites politiques est inversement proportionnel au niveau d’endettement du Maroc.

Aussi les alchimistes en communication concoctent-ils à l’opinion publique des narratives, dont la représentation ne peut être scénarisée que dans un théâtre d’ombres.

Summum de l’art, les ombres projetées ne sont pas celles des acteurs, mais spectateurs.

Illustration concrète en est faite par la nouvelle mode lancée du ‘théâtre virtuel’, appuyé par des deniers publics.

Après la tragicomédie du gouvernement actuel, voici venue la ‘Covidia dell’arte’, avec les masques qui vont avec.

Le mieux que l’on puisse faire, en ce mois sacré de jeûne et de piété, c’est de prendre la hauteur nécessaire afin d’arrêter tout ce gâchis.





Ahmed Naji
Journaliste par passion, donner du relief à l'information est mon chemin de croix. En savoir plus sur cet auteur
Lundi 10 Mai 2021

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