Il convient d'abord de distinguer les sensibilités des intervenants.
Or, pour la nation marocaine, cette page est non seulement tournée, mais elle a été scellée par un acte fondateur de Sa Majesté le Roi Mohammed VI : la création de l'Instance Équité et Réconciliation (IER).
Cette démarche de justice transitionnelle, unique dans le monde arabe et africain, a permis de solder le passé non pour l'oublier, mais pour construire un futur désinhibé.
Se focaliser aujourd'hui sur ces spectres relève d'un anachronisme qui empêche de voir la transfiguration du Maroc contemporain, qui a su transformer ses défis mémoriels en un socle de cohésion nationale.
Sur le plan géopolitique, le malentendu est plus profond encore.
La reconnaissance de la marocanité du Sahara par la France en 2024 n'est pas le fruit d'une "réconciliation romantique", mais l'aboutissement d'une Realpolitik lucide.
Le Maroc s'impose désormais comme le trait d'union indispensable entre l'Europe et l'Afrique subsaharienne, un pôle de stabilité dans un Sahel en pleine ébullition et un acteur majeur de la sécurité méditerranéenne.
Le sentiment national au Maroc n'est pas une adhésion de circonstance
Nombre de citoyens, loin d'être des privilégiés du système, défendent leur pays par pure conviction patriotique. Ils aspirent, comme dans toutes les grandes nations, à une démocratie toujours plus exigeante, mais ils ont choisi de mener ce combat de l'intérieur, dans le respect des constantes nationales.
Ils voient dans l'émergence économique du pays , des infrastructures de classe mondiale aux énergies renouvelables , la matérialisation d'une souveraineté économique qui complète la souveraineté politique.
L’analyse critique occidentale souffre souvent d’un double standard structurel.
Pourtant, c'est précisément la symbiose entre le Trône et le Peuple qui permet au Maroc de naviguer dans les tempêtes régionales sans basculer dans le chaos ou la dépendance. Cette souveraineté, loin d'être un repli sur soi, est une ouverture sur le monde selon ses propres termes.
En relations internationales, le temps des tutelles ou des relations asymétriques est révolu. Le Maroc ne demande pas de « l'amour », terme impropre au langage diplomatique, mais du respect et une reconnaissance de sa stature de puissance régionale émergente.
Ce type de reportage finit par faire « pschitt » car il ignore la profondeur d'un peuple qui a repris en main son destin.
Le Maroc d'aujourd'hui compte sur ses propres forces, sur son génie propre et sur ses enfants, qu'ils soient ici ou ailleurs.
Il est temps que le regard extérieur, et particulièrement celui du service public français, accepte enfin de voir le Maroc tel qu'il est : un partenaire majeur, fier de son identité singulière, qui ne se définit plus par les traumatismes d'hier, mais par l'ambition souveraine de son avenir.
Par Omar Hasnaoui Chaoui.












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