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Le développement de la petite enfance




INTRODUCTION
 
Le développement de l’enfant, sous entend une dynamique, une évolution, est l’ensemble des processus successifs qui, dans un ordre déterminé, conduisent un organisme à sa maturité. (Grand Dictionnaire de la Psychologie, 2011). Ce processus continu suit la même séquence chez tous les enfants et, intimement lié à la maturation du système nerveux. Aussi, est-il considéré comme, la résultante de forces diverses, génétiques épigénétiques, internes environnementales dépendant à la fois des caractéristiques que l’enfant possède à la naissance (innées) et de l’apport des expériences acquis.
 
Chaque année, plus de 200 millions d’enfants de moins de cinq ans ne réalisent pas leur plein potentiel de développement du fait de leur exposition à de multiples problèmes, notamment la pauvreté, la malnutrition, la mauvaise santé et un milieu familial peu stimulant, qui freinent leur développement physique, cognitif, langagier et socio-affectif. (Britto, Yoshikawa and Boller, 2011), (Center on the Developing Child, Harvard University 2013), (WHO 2009).
Le développement de la petite enfance est en effet, un concept issu de la neuroscience et des recherches comportementales. Ce concept, mis en relief l’importance des premières années de la vie, les premières expériences dans la vie d’un enfant posent les fondements de l’architecture neuronale et sont déterminantes pour la robustesse ou de la faiblesse des capacités de son apprentissage, de sa santé et du comportement qu’il adoptera toute sa vie. (Centre Developing Child, Harvard University, 2013. Sameroff, A.J., & Fiese, B.H. 2000).
Et plus que tout autre être vivant, l’enfant naît avec une importante discordance de maturation entre un système sensitif et sensoriel rapidement fonctionnel et, par contre, un système nerveux moteur très immature. Il va se trouver ainsi, soumis à un afflux de stimuli et de sensations avec peu de possibilités de réponses motrices. Cette situation favorise une intense dépendance à l’égard des adultes, tandis que ses capacités cérébrales remarquables lui permettent d’engranger une somme importante d’informations et de développer une conscience de lui-même et un langage qui à la fois accroissent l’importance des informations fournies par l’entourage et favorisent très tôt la capacité de se différencier de cet entourage et de s’opposer à lui. (Maurice Tubiana. 2006).
 
Le développement de la petite enfance est une phase cruciale du développement humain. Aucune autre période de la vie ne réalisera une transformation aussi étendue dans un laps de temps aussi réduit, aboutissant à la constitution d’un être humain, sociable, doté dès l’âge de deux à trois ans, de nombreuses fonctions déjà matures et tout retard de développement au cours des cette période de la petite enfance, ont des conséquences sur la santé (physique et mentale), sur le comportement et l’apprentissage à long terme. De nombreuses recherches aujourd’hui, montrent que des signes spécifiques de psychopathologie peuvent être identifiés très tôt dans le développement de l’enfant. (Johanna JAGODOWICZ. 2012).
             
L’étude approfondie du développement de la petite enfance s’avère ainsi essentielle, afin de relever le défi pour « le bien être » physique, psychique et moral de la petite enfance et, donner les moyens nécessaires de prévention, de dépistage précoce des troubles et de prise en charge adéquate pour un bon développement ultérieur de l’enfant.
 
 
DEVELOPPEMENT DE LA PETITE ENFANCE
 
Le petit de l’homme reste, parmi toutes les espèces connues, le plus longtemps sans défense et pas du tout préparé à affronter le monde extérieur. De même, préparer un enfant à devenir membre actif dans la société où il vit, demande soutien, affection, interaction et intérêt de la part des parents (pourvoyeurs de soins), de la famille, des éducateurs, des professionnels de soins et des chercheurs, en vue d’un bon développement global autant physique que psychologique. Les travaux de certains psychologues tels que Piaget (1952) Kagan (1976) montre que « au moment où on s’aperçoit que l’enfant éprouve certaines difficultés ou échec scolaire, ce dernier a déjà presque tout perdu ».
 
La période de la petite enfance est considérée comme la phase développementale la plus importante de la vie et nécessite une évaluation multidimensionnelle et régulière selon l’âge chronologique de l’enfant. C’est au cours de cette phase dynamique et de vulnérabilité croissante que s’opèrent divers changements, aussi bien, sur le plan physique, psychique que mental et où différentes étapes se succèdent rencontrant des obstacles, plus ou moins difficile à affronter et à dépasser pour se développer.
En effet, La qualité des différents stimuli à savoir :  les premiers liens, les interactions précoces, la relation psychoaffective parent/enfant, la famille, l’effet des stimulations extérieures : expériences et conditions environnementales, retenti de façon profonde sur le développement à l’âge adulte.
 
La petite enfance est de ce fait, une période cruciale et sensible marquée par le développement le plus rapide, particulièrement pour ce qui est du système nerveux central et durant laquelle, la pensée, le sentiment et la socialisation atteints des niveaux de complexité croissants, l’enfant adopte progressivement un comportement favorable à l’apprentissage, les expériences, l’exploration du monde extérieur au moyen des sens : l’enfant saisit, explore, expérimente apprend à maîtriser le mouvement et de ce fait, crée, établit et consolide des liens et des cheminements dans le cerveau qui seront déterminantes pour le bon développement de la fonction cérébrale.
 
ETAPES DE DEVELOPPEMENT
 
Au cours de son développement, L’enfant passe par plusieurs stades
 
1- Période prénatale
De la conception à la naissance, l’enfant a déjà une singularité et une histoire. Cette la période prénatale est caractérisée par 2 processus :
La croissance rapide du fœtus et la maturation des organes et des tissus et le développement du fœtus qui dépend essentiellement, au cours du premier trimestre et donc durant la phase initiale de la gestation, de facteurs géné­tiques.
À la fin du premier trimestre, tous les organes sont formés et fonctionnels, le fœtus fait connaissance de lui et de son univers et va acquérir des compétences sensitives et sensorielles lui permettant de percevoir, agir et interagir dans son environnement tout en gardant en mémoire les expériences intra utérine vécus.
Plus tard, durant le deuxième troisième trimestre, les facteurs liés à l'environnement et à l'état hormonal deviennent pré­pondérants.  
Le cerveau durant la vie fœtale, est encore en plein développement et les changements cérébraux sont particulièrement intenses pendant les dernières semaines de grossesse et les premiers mois postnatals.
Ce stade est particulièrement vulnérable à toute perturbation de l’équilibre biologique et nutritionnel. (Dubois J, et al. 2011).
 
2 Période postnatal
 
PIAGET (1896-1980), l’un des premiers fondateurs de la psychologie du développement, a proposé 4 stades de développement cognitif chez l'enfant 
 
La Période sensori-motrice (0 à 2 ans)
Durant cette phase, le bébé, utilise surtout ses sens et ses capacités motrices pour explorer et s’adapter à son environnement. Le rôle de l’environnement, et en particulier des parents, est donc capital. D’après Donald Woods Winnicott « Un enfant tout seul sans son environnement, ça n’existe pas » il s’agit essentiellement du couple mère-bébé basés sur les interactions entre les besoins et les réponses. Bowlby dans ses écrits affirme que même le fait de nourrir un enfant n’est pas suffisant pour assurer sa sécurité émotive, des relations continues avec des figures stables, sont importants pour le développement psychologique de l’enfant. L’enfant est donc un agent actif dans les interactions avec son environnement et le lien émotif tissé avec les parents devient désormais le déterminant principal de la qualité du développement.  BOWLBY, J. (1992, 1978). Le nourrisson est ainsi à la fois stimulé et rassuré. C’est la qualité de l’interaction avec l’environnement qui, en grande partie, déterminera les possibilités futures d’expression de ces compétences.
 
Winnicott évoque aussi une période qui s’étend de 0 à 5 mois, correspondant à « la phase psychique primitive », durant laquelle, l’enfant doit être nourri, nettoyé et où le rôle du donneur de soins est capital. Il s’agit de la "préoccupation maternelle primaire" un état d'empathie de la mère qui s'identifie plus ou moins consciemment à son nouveau-né pour savoir ce dont il a besoin, comment le porter ("holding") et comment le traiter ("handling").
 
À l'âge de 9 mois, le bébé est assis sans soutien, capable de ramasser des jouets, les transfère de main en main et capable de ramasser de très petits objets entre le pouce et le premier doigt, il babille des consonnes et des voyelles et module la hauteur et le volume. Il est capable de faire comprendre ses besoins pour manger, boire et le besoin de changement de couche.
Cette période est dominée par un progrès considérable de l’action sensori-motrice ou « intelligence sensori-motrice » sans pensée ou sans représentation. Selon Piaget c’est le stade de la permanence de l’objet, représentation mentale, imitation différée. Le langage, certes limité dans l’espace et dans le temps, s’appuie sur l’action et la perception. L’enfant se trouve dans un état d’indifférenciation initiale avec le milieu, mais il va peu à peu, construire la notion d’objet, au cours d’interactions adaptatives variées entre les réflexes dont l’enfant dispose à sa naissance et les situations du milieu auxquelles il va être confronté.
 
- Période infanto- juvénile : 2 à 6 ans
C’est le stade d’accès à l’Intelligence représentative : attribuer une sorte de présence mentale à un objet absent. La différenciation d’un signifiant et d’un signifié. L’enfant devient capable alors de représenter un signifié absent (représentation de l’objet) au moyen d’un signifiant présent (le mot, le jeu symbolique, le dessin) et a usage des signes et des symboles = la sémiotisation. Passage aussi des schémas sensori-moteurs aux schémas conceptuels qui se manifeste dans l’apparition simultanée de conduites d’imitation différée, de jeux symboliques, de dessin, d’images mentales (imitation intériorisée) avec explosion du langage vers l’âge de 3 ans.  L’enfant gagne ainsi en indépendance et en assurance.
A l'âge de 4 ans, le système neurologique devient assez complexe.  L'enfant peut poser des questions plus complexes : quand, pourquoi et comment, comprend les sentiments d’autrui, accepte mieux les limites imposées par les adultes, gère mieux la frustration, les contraires, et est capable de suivre un ensemble d’instructions plus complexes par la suite.
 
B) LA THEORIE EPIGENETIQUE DE WALLON (1879-1962)
C’est une approche concrète multidimensionnelle.
D’après Wallon, l’enfant est déjà un être social et participe activement à son développement. Wallon propose 6 stades :
1- Le stade de l’impulsivité motrice (de la naissance à 2 mois) : dans ce stade l’expulsion hors du corps maternel oblige l’enfant à ébaucher ses relations avec le monde extérieur, à multiplier, à intensifier et à compliquer ses réactions motrices. L’enfant connaitra alors les souffrances de l’attente ou de la privation, qui se traduisent extérieurement par des spasmes, des crispations et des cris.
2- Le stade émotionnel (de 2- 3 mois jusqu’à 8-12 mois) : Tout au long de ce stade, se multiplient et s’affinent des réactions exploratoires qui préparent le stade suivant.
3- Les stades sensori-moteur et projectif (entre la fin de la 1ère année et la fin de la 3ème année) : Les activités d’investigation et d’exploration des objets et de l’environnement deviennent prépondérantes. La conquête pratique et cognitive de l’environnement, s’opère selon 3 axes principaux ; la manipulation, la locomotion et la dénomination. A partir du milieu de la seconde année, l’enfant entre dans le stade projectif : c’est la mise en place d’une intelligence représentative qui prend sa source dans le jeu des attitudes et elle requiert le recours au langage pour s’affiner pleinement.
4- Le stade du personnalisme (entre 3 et 6 ans) : dans ce stade le moi se pose en s’opposant (crise de personnalité) et une attitude de refus devient habituelle comme si l’unique souci de l’enfant était de sauvegarder l’autonomie nouvellement découverte de sa personne. Vers 5-6 ans surtout, le personnalisme de l’enfant se traduit par une nouvelle forme de relations différenciées à autrui ; il s’agit de l’essor d’une imitation d’un modèle (personnage préféré et souvent jalousé). Le souci de soi implique aussi une référence essentielle à autrui et l’enfant ne peut se plaire à lui que s’il a le sentiment de pouvoir plaire à d’autres. Ainsi les réactions de prestance envahissent le comportement de l’enfant et le ton agressif ou arrogant devient conciliant ou séducteur.
Et Les deux derniers stades catégoriel (6ans -11ans) où il y a prédominance intellectuelle, différenciation entre objectif et subjectif et le stade de la puberté où les exigences de la personnalité passent au premier plan.
Wallon a donc une approche plus général, plus global que celle de Piaget, du fait qu’il s’est intéressé à la construction de la personnalité englobant les dimensions sociales, intellectuelles et affectives que l’affectivité ou de l’intelligence.
 
DOMAINES DE DEVELOPPEMENT
Le développement de la petite enfance se déroule dans plusieurs domaines inter-reliés : domaines physique, cognitif, langagier et socio-affectif. Chacun de ces domaines influe sur les autres et en dépend.
A distinguer, au cours de ce développement, deux phénomènes différents mais complémentaires : la croissance physiologique qui se définie comme étant un changement en taille et de prise de poids et le développement psychologique qui lui, se caractérise par l’évolution des aptitudes et des fonctions. Un organe en particulier joue un rôle essentiel : le cerveau. Il est important de reconnaître que le système nerveux continue de se remodeler et de changer non seulement au début du développement, mais tout au long de la vie en réponse, aux influences environnementales ainsi qu’aux événements génétiquement programmés. (Nervous System Environmental Health Perspectives, 2000).
La majorité de la croissance cérébrale a lieu dans la première année et la vaste majorité avant 4 ans. A la naissance, le cerveau a déjà atteint 25% de sa masse adulte, 66% à 1 an et 90% à 3 ans. (Papalia et al, 2010).

Ainsi les relations et les liens que l’on tisse dès la naissance par les interactions, les expériences, les stimulations, influencent le développement des connexions nerveuses.
Il convient d’insister sur le rôle prioritaire des interactions parents-enfant, les parents étant les principaux agents de stimulation durant la petite enfance.
 
Développement postural, sensoriel et moteur :
Tous les sens sont très développés dès la naissance sauf celui de la vue. Mais très rapidement la vision de l’enfant s’améliore de jour en jour.
Les acquisitions motrices sont dépendantes en plus de la maturation cérébrale, des capacités perceptives et cognitives et également de l’expérience.
Généralement on distingue les habilités de la motricité globale et de la motricité fine.
La première est peu influencée par l’intelligence et l’environnement et les séquences d’acquisition sont peu affectés par les déficiences sensorielles spécifiques (cécité, surdité).
La motricité fine qui concerne essentiellement les habiletés de manipulations est dépendante outre de la maturation cérébrale, des capacités perceptives visuelles et cognitives de l’enfant.
 
Développement cognitif :
Le mot cognition vient du latin (connaître). La cognition se définit comme l’ensemble des processus qui permettent le traitement de l’information et la constitution des connaissances. Le développement cognitif (de la connaissance), réfère à la pensée, au raisonnement et à l’intelligence.
La cognition (ou pensée) comprend plusieurs grandes catégories : la perception, la mémoire, l’apprentissage, le langage, l’intelligence, le raisonnement, les processus d’attention et la prise de décision.
L’enfant acquiert durant la période de 0 à 5 ans, des savoirs.  Encouragé et stimulé par son entourage, l’enfant explore, découvre, expérimente et construit progressivement la connaissance de son environnement.
 
Le Développement Psychoaffectif :
Le développement psychoaffectif fait référence aux liens que l’enfant établit avec ses parents et à l’expression de ses sentiments et émotions qu’il apprend à gérer peu à peu.
Par les signaux, les réponses, les réactions de la part de l’enfant et des parents, il s’installe une « synchronie interactive » et une réciprocité dans la relation. Les parents ont un rôle de première importance dans l’établissement de la relation d’attachement par leur attitude, leurs comportements et leur façon de réagir. Cette relation affective réciproque qui se construit graduellement entre l’enfant et les figures stables, aura une influence importante sur la sécurité personnelle, la confiance, l’autonomie, la socialisation, bref sur le développement de la personnalité de l’enfant.
 
Développement social :
La famille étant le premier lieu de socialisation, les parents vont influencer le développement des habiletés sociales de l’enfant. Ils pourront, par exemple, lui apprendre des stratégies pour entrer en contact avec les autres, pour développer de l’empathie, etc. La relation développée avec les parents lui assure la sécurité nécessaire pour aller vers les autres et interagir avec la fratrie, les amis ou d’autres enfants.
Les sphères cognitive, affective et sociale, s’influencent comme toujours. À titre d’exemple, au niveau cognitif, le fait de côtoyer d’autres enfants, le force non plus à tenir compte de son seul point de vue, mais à tenir compte de celui des autres. Tandis qu’au niveau social, les jeux avec les autres lui permettent de mettre en action différentes habiletés qui stimulent le cognitif (résoudre des problèmes, imaginer des jeux, développer son sens de l’humour). Plus il développe ces habiletés, plus ses contacts avec les autres sont enrichissants. Par ailleurs, au niveau affectif, en étant en contact avec les autres, il développe la gestion de ses émotions. Ainsi, on constate que plus son développement affectif est harmonieux, plus il a des contacts agréables avec les autres.
Aussi, plusieurs études scientifiques ont montré qu’un épanouissement social et psychologique de l’enfant, sans oppression et sans stress, influent aussi sur sa croissance physique, De même, un épanouissement psychoaffectif adéquat de l’enfant et une interaction avec son environnement, favorisera son développement.
Par ailleurs, les facteurs environnementaux qui interviennent au cours de la petite enfance, peuvent avoir un impact décisif sur le développement de l’individu, à savoir des conséquences sur les fonctions biologiques et sociales et sur le comportement tout au long de l’existence. (Butta Et Al, 2005 et C. JOUSSELME, 2019). 
 
 
TROUBLES DU DEVELOPPEMENT OU NEURO DEVELOPPEMENTAUX
 
Par "troubles¨ de développement, on entend toute situation d’inadaptation, toute difficulté ou problème qui ont pour caractéristique de présenter des perturbations dans l’acquisition, l’assimilation ou l’application d’aptitudes ou d’ensembles d’informations spécifiques. Ses troubles se manifestent généralement lors de la petite enfance et se caractérisent par un retard de développement, se traduisent par des atteintes cognitives, comportementales et sensorimotrices entrainant, entre autres, un dysfonctionnement de l’attention, la mémoire, la perception, le langage, la résolution de problèmes ou l’interaction sociale. Pourtant, il s’écoule souvent plusieurs années entre l’apparition des premiers symptômes et leur dépistage.
Le retard du développement pourra concerner un seul aspect du développement (retard de langage ou retard moteur isolés, etc..) ou dans différents aspects du développement (retard global du développement).
 
Actuellement, l’académie Américaine de pédiatrie (2006) défini
Retard de développement : si et seulement si les habiletés fonctionnelles n’apparaissent pas à l’âge attendu, mais que la séquence habituelle d’apparition est respectée. Le retard peut être global ou dissocié.
Trouble du développement : est identifiable lorsqu’une anomalie de l’examen neurologique ou développemental est associée à une limitation fonctionnelle, dans ce cas, les acquisitions ne sont pas retardées, mais déviantes, ne ressemblant pas à la séquence habituelle de maturation d’une fonction.
 
Plusieurs études épidémiologiques (Campbell, 1995 ; Lavigne et al., 1998) montrent qu’environ 10 à 15 % des enfants entre 3 et 5 ans, présentent des problèmes au niveau du comportement ou dans la sphère des affects dont 50 % d’entre eux vont continuer à présenter ces problèmes à la préadolescence. Actuellement aux États-Unis seulement, on estime que 9 % des enfants de moins de 36 mois ont un trouble du développement (AAP, 2011) tandis que 13,87 % de ceux de 3 à 17 ans vont continuer à présenter ces problèmes.
 
Les études longitudinales (Caspi et al., 1996) font également un lien entre les difficultés comportementales et affectives précoces et la psychopathologie adulte. Ces études permettent de conclure que la qualité des interactions parents/enfant est fortement associée à la sévérité et à la continuité des problèmes de comportement chez le jeune enfant.
Lavigne et al. (1998) relèvent que les interactions parents/enfant dysfonctionnelles ou « inconsistantes » et un milieu familial et social défavorisé sont associés au maintien des difficultés de comportement entre les âges de 2 et 5 ans, l’étude de Ana Sancho Rossignol en 2005, montre l’existence de liens entre les dysfonctionnements des interactions précoces parents/enfant, les problèmes de comportement et la présence de « préformes » d’organisation psychopathologique chez le très jeune enfant. (Rossignol et al, 2005).
Le modèle de la psychopathologie passe ainsi d’un mode dyadique et causal direct, où la psychopathologie est la conséquence des troubles de la relation mère-enfant, à un modèle séquentiel et systémique, familial, procédant par étapes, en fonction de l’intensité des facteurs de risque et de résilience, et sur un modèle de susceptibilité génétique influencé par l’environnement. (T. Saias et al ; 2010).
 
Le retard global du développement (RGD) et le handicap intellectuel (HI) touchent environ 3 % de la population pédiatrique (In Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, 5e édition. APA, 2015). Moeschler JB, Shevell M; Committee on Genetics. Comprehensive evaluation of the child with intellectual disability or global developmental delays. Pediatrics 2014 ; 134 (3): e903–18.
Un nouveau-né sur 150 sont concerné par un trouble du spectre autistique ; 1 à 2 % de la population présente une déficience intellectuelle, première cause de handicap chez l’enfant ;
5 à 10 % d’enfants, tous troubles « DYS » confondus, dont 5 % par des troubles du langage écrit, présence d’une comorbidité dans près de 40 %, (plusieurs types de troubles), parmi les enfants présentant un ou plusieurs « DYS » : 1 % sont atteints d’une forme sévère ;
2 à 5 % : HPI (haut potentiel intellectuel) reconnue au titre du handicap selon le seuil minimal de quotient intellectuel retenu ; 10 à 15 % d’enfants avec retard d’apprentissage simple dont les causes peuvent prendre racine dans l’environnement de l’enfant.
 
La cause des retards de développement n’est pas toujours identifiée malgré un bilan étiologique détaillé dans 40 à 50 % des cas. La dynamique du développement est importante à préciser car schématiquement on oppose les pathologies fixées aux pathologies progressives (où l’on retrouve les notions de stagnation ou régression dans le développement de l’enfant).
Devant toute inquiétude dans ce domaine, au lieu de se contenter d’attendre et voir, il est recommandé d’utiliser des outils de dépistage standardisés. Ces troubles peuvent être légers et faciles à prendre en charge à l’aide d’interventions éducatives et comportementales, ou ils peuvent être plus sévères et les enfants qui en sont affectés sont susceptibles d’exiger davantage d’assistance.
 
Les troubles du développement de la petite enfance de 0 à 6 ans peuvent être classés selon qu’ils sont plus liés à :
  • L’influence de l’environnement (état de stress post traumatique et trouble de l’ajustement),
  • Une vulnérabilité biologique de l’enfant (trouble de la régulation ou trouble de la relation et de la communication), Le trouble prend aussi des formes très différentes selon la réalité de l’événement vécu, et ce qu’il en est de sa construction ou de sa reconstruction par l’enfant lui-même,
  • Ou qu’ils résultent d’un environnement relationnel défaillant (trouble des affects).
 
Parmi ces troubles on distingue :
 
Troubles spécifiques des apprentissages
Recherche des difficultés dans au moins un de ces trois domaines : en transcription, à l’écrit ou en arithmétique.
 
Troubles moteurs 
 
 
Troubles de la communication
 le Trouble du langage qui consiste en une perturbation développementale du vocabulaire résultant dans une incapacité de faire des phrases appropriées pour l’âge du sujet; le Trouble de la phonation (d’élocution et d’articulation); le Trouble de fluidité verbale apparaissant dans l’enfance (bégaiement) ; le Trouble de la communication sociale (pragmatique); Trouble de la communication non spécifié, diagnostic porté par un clinicien ne voulant spécifier en quoi le trouble ne remplit pas tous les critères d’un des quatre diagnostics précédents.
 
Troubles du spectre de l’autisme
Déficits persistants de la communication et des interactions sociales observés dans des contextes variés
Trouble de déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité TDAH 
Mode persistant d’inattention et/ou d’hyperactivité-impulsivité qui interfère avec le fonctionnement ou le développement, caractérisé par :  Inattention, Hyperactivité et impulsivité.
LA PRISE EN CHARGE DES TROUBLES DE DEVELOPPEMENT DE LA PETITE ENFANCE « TDPE »
 
Repérer précocement les difficultés, permet d’intervenir sans tarder et d’être plus efficace.
Les interventions vis-à-vis des TDPE, doivent cibler les nombreux risques que les enfants subissent tôt. Il s’agit de troubles réactionnels, qui ne sont pas encore inscrits au niveau du psychisme de l’enfant et qui n’ont pas encore donné lieu à des cercles vicieux relationnels délétères. Ces situations présentent le plus souvent, mais pas toujours, une grande plasticité et un potentiel de réversibilité au moment où le développement du cerveau est dans sa phase la plus intense « La plasticité du cerveau vient compenser certains manques ». Et si les troubles sont plus graves, il est important de les traiter les plus tôt dans la vie pour éviter que le développement de l’enfant n’en soit trop affecté (El-kogali, 2015). Plus on intervient tôt, de manière favorable et soutenue, meilleurs sont les résultats. Ceci est plus efficace que de tenter de remédier à des déficits cumulatifs plus tard dans la vie (Engle et al., 2011). Lorsque le trouble découle d’un traumatisme, l’intervention sera surtout environnementale et portera sur les conséquences pratiques du traumatisme.
 
Dans le cas d’un trouble de l’affect, les interventions thérapeutiques doivent surtout porter sur la qualité de la relation parents/enfant. En revanche, lorsqu’il s’agit d’un trouble de la régulation ou d’un trouble de la relation et de la communication, les interventions devraient être en priorité de nature éducative et porter, par exemple, sur l’intégration sensorielle ou la motricité de l’enfant.
En plus, l'enfant est un être en développement, donc il y a toujours des difficultés de situer la valeur d’une désorganisation symptomatique.
De plus, l’expression de la lésion change avec le développement de l’enfant. Dans la première année, les signes et symptômes sont à chercher dans la fonction motrice, au cours des années suivantes dans le langage, la motricité fine et le comportement, à l’âge scolaire c’est plutôt dans les troubles de l’apprentissage.
Dans tous les cas, l’objectif sera un dépistage précoce du retard pour initier une prise en charge adaptée et en minimiser les conséquences à long terme.
 
 
REMEDIATION
 
Selon l'Institut national de la santé des enfants et du développement humain, il n'existe actuellement aucun traitement unique et définitif pour la remédiation du TDPE. Les personnes atteintes de TDPE ont un large éventail de comportements et de capacités, de sorte qu'aucune approche ne soit aussi efficace pour tous, et que toutes les personnes participant aux études sur les résultats n'en ont pas profité au même degré.
De plus, les personnes atteintes de TDPE peuvent avoir besoin de nouveaux et/ou plusieurs séries de soins ou de modifications de la fréquence et de la durée des services existants. Ces modifications sont généralement basées sur un réexamen en raison de la gravité de la situation actuelle, ainsi que des modifications liées à la croissance et au développement, aux aidants naturels, à l'environnement ou aux exigences fonctionnelles.
On sait que les actions de remédiation seront d’autant plus efficaces sur la prévention de l’échec scolaire qu’elles auront été apportées le plus tôt possible, au cours de la période de développement la plus favorable.
 
Les principaux objectifs dans la pris en charge des TDPE, sont de minimiser les principales caractéristiques et les déficits associés, de maximiser l’indépendance fonctionnelle et la qualité de vie et de soulager la détresse familiale (Myers et al, 2007) mais également d’inclure des services tels que, sans toutefois s'y limiter :
La thérapie pharmacologique
Un consensus sur les directives recommandées pour l'utilisation de médicaments dans la PEC de TDPE n'a pas été atteint. À l'heure actuelle, la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis n'a approuvé aucun médicament spécifiquement destiné au traitement du TDPE. Cependant, les médicaments peuvent être utilisés pour traiter certains des symptômes associés aux TSA (par exemple, l'agression, l'hyperactivité, l'inattention, la dépression, l'anxiété).
La physiothérapie
Il est un traitement prescrit par un médecin pour les incapacités physiques ou les déficiences résultant d'une maladie, d'une blessure, d'une anomalie congénitale et/ou d'une intervention thérapeutique antérieure. Les caractéristiques du TDPE peuvent inclure des retards dans la réalisation et le développement des habiletés motrices et de l’adaptation sensorimotrice, des postures et des mouvements inhabituels, des réactions d’équilibre déficientes, une diminution de la performance musculaire et de l’ampleur de la mobilité, ainsi qu’un manque général de condition physique. Les conditions associées peuvent inclure, sans toutefois s'y limiter : hypotonie, apraxie des membres et laxité articulaire.
Ergothérapie
Les praticiens en ergothérapie travaillent avec des personnes atteintes de TDPE, afin de les aider à réussir à la participation et l’adaptation à l’école, la maison et les environnements sociaux.
Orthophonie :  Aider à traiter des déficits spécifiques de la parole et du langage, ainsi que des troubles de l’alimentation connexes. Les services de consultation orthophonique devraient aider le partenaire communicatif (enseignant, parent, dispensateur de soins, pair et frère) à fournir le soutien et l’utilisation de stratégies d’enseignement spécifiques pour renforcer la participation active aux environnements d’apprentissage naturels.
Services psychiatriques
Les services directs ou consultatifs sont fournis par un médecin spécialisé en psychiatrie chargé de diagnostiquer les TDPE et / ou de diagnostiquer et de traiter les troubles psychiatriques concomitants présentés par le sujet.
Services psychologiques
Un psychologue traite les troubles psychologiques associés au TDPE.
Analyse de comportement appliqué (ABA) et autres méthodologies pour promouvoir l'apprentissage.
On pense que les méthodologies de promotion de l'apprentissage améliorent la communication, enseignent les compétences sociales et réduisent les comportements inadaptés.
Ces méthodologies sont basées sur plusieurs programmes modèles, notamment comportemental, enseignement structuré et/ou développemental.
Parmi les nombreuses méthodologies disponibles pour la remédiation des troubles de développement de la petite enfance, l’ABA : est sans doute la modalité de traitement la plus étudiée sur le terrain. Il est généralement admis que l’ABA est le processus d’application d’interventions reposant sur les principes de l’apprentissage (renforcement positif, par exemple) dérivés de la recherche en psychologie expérimentale pour modifier systématiquement les comportements.  
Les méthodes ABA seraient utilisées pour remplacer les comportements inadaptés et interférents par des comportements adaptatifs plus souhaitables et pour affiner les conditions dans lesquelles ces comportements se produisent. Par exemple, des instructions claires avec assistance (démonstration, incitation, par exemple) sont données à la personne. Lorsque la personne donne une réponse correcte, l'instructeur donne un renforcement positif.
  
L’International Child Development Steering Committee [Comité directeur international pour le développement de l’enfant] (ICDSC) a défini les composantes des bonnes interventions intégrées de TDPE tels :
1. L’intégration de la santé, de la nutrition, de l’éducation, du développement socioéconomique et de la protection,
 2. La coopération entre les pouvoirs publics et la société civile,
3. La focalisation sur les jeunes enfants défavorisés,
4. L’implication des parents et des familles aux côtés des enseignants et des autres dispensateurs de soins,
5. Un amalgame de pratiques traditionnelles et d’approches à base scientifique,
6. Des programmes d’une intensité, d’une durée et d’une qualité suffisantes éprouvés par l’intervenant au contact du bébé et de sa famille.
 
CONCLUSION
 
La petite enfance revêt une importance capitale relativement au développement de l’enfant. Garantir un bon développement à chaque enfant, nécessite différentes étapes de suivi : dépistage, diagnostic, pris en charge et accompagnement de l’enfant. Une bonne interaction entre les acteurs de soins est primordiale, en veillant à donner aux familles une place privilégiée tout au long du processus, en s’assurant d’une orientation adaptée, tenant compte de la réalité économique et géographique des familles. Plusieurs recherches démontrent que des programmes intégrés de haute qualité sont nécessaires au niveau mondial pour faire en sorte que, tous les enfants réalisent leur plein potentiel et prospèrent.
 
Par Dr Chkirate Meriem pédiatre et master en neurosciences

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Adnane Adnane Benchakroun
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Jeudi 25 Mars 2021





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