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Le stress hydrique pour les nuls !




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Sans doute, pouvons-nous avancer sans beaucoup nous leurrer sur le cheminement qu’emprunte la chose environnementale au Maroc, que la levée de conscience, s’apparente de beaucoup à une levée de fonds, et que l’on éprouve tout autant de difficulté à soutirer des deniers de la poche citoyenne, qu’à glaner une conscience prête à s’éprendre de tout son nécessaire  de l’environnement en ce qu’il a trait à l’eau.

Du moins, cette première hypothèse  avancée dans le chaud d’une démonstration de tripes,  qui prennent de contorsions l’avenir de notre Maroc, car en définitive, nous n’en avons qu’un. Ce premier jet donc, peut être excusable, crédité de plus de vulnérabilité, du moins sujet à caution,   à plus d’un égard, mais quid du mauvais traitement que l’on affiche, dans un quotidien parsemé  d’insouciance,  prenant pour acquis, la vie et ses déversements en eau cette ressource  qui décroit au fil du temps.   

Un filet d’eau que l’on célèbre chaque jour du 22 Mars que le bon dieu fait, dont on feigne, du haut de notre simplisme,  de saisir le sens, que l’on jette aux oubliettes une fois les formalités remplies, pour vaquer,  carburer à d’autres digressions  sous des jours tout aussi furtifs. S’il est établi, de par le concours du nombre et du geste qui fusent pour nous arracher les yeux,  que c’est peine perdue, ou presque, que de s’ingénier à convaincre, preuves à l’appui, le citoyen lambda, qu’il relève de l’urgence, ou d’une excentricité burlesque vous dirait-on,  que de maintenir sous chape  la température de notre planète bleue à deux malheureux degrés celsus, un citoyen qui ne guigne dans son galop quotidien que son vivre et son couvert, que le bout du mois, que le jour le jour, et encore…

Ou de ceux, prêts dans leur gaillardise pince-sans-rire à discourir de tout ce qui fait langue courante, et  qui se cantonnent à leur rengaine défraichie, qui semble voir de haut cette pénurie qui, pourtant,  ne badine en rien  avec l’urgence des mesures. De ceux, pour qui, toute ressource est monnayable, qui se targuent d’être irréprochables, raison en est qu’ils honorent leur engagement pécunier, qu’ils paient rubis sur ongle leur facture format A 8, aussi salée soit elle.

De ceux qui prennent soin, pour n’être point fichés dans le camp des ignares, et qui, mordant sur leur seule délicatesse suivent à tâtons de ces enseignements-gros-tirage, disons « à l’aveuglette » pour noircir les traits de cette entreprise douteuse, qui vous ressassent, jusqu’à vous gaver l’oreille, dans leurs généralités-projections naïves, qu’en définitive, nos eaux usées, en pointant du bout de leur tirade le robinet à leurs portées,  seraient traitées,  par-là réutilisées.



Mais daignent-ils seulement nous céder le peu de terrain foulés déjà par leur marche sophiste, à cabrer sur nos mots à peine balbutiés, que nous leur instillions à coups de pipettes s’il le faut, des chiffres parlant notre contexte plutôt que leur lubie. Ceux-ci fourchent sur ce qui leur reste de maintien sur leur bidet en porcelaine, quand nous débitions à flot réduit le chiffre de 90 % et qui répond aux eaux non-traitées.

Un chiffre agrémenté d’un autre, histoire d’achever, par un sadisme arraché au leur, tout aussi cinglant, et qui se décline en fracas de 50 % d’eaux usées déversées en mer ! Et les voilà en nage ! D’autres voient gros, de ceux qui, pour se délester du tort qu’on leur accole et à juste titre, se défaussent sur les grandes entités, sur les professionnelles, vous disent que l’eau serait utilisée à 80 % de par les agriculteurs, que ceux-ci, par-dessus le marché, manquent de s’écrier «  Ah ! La belle affaire ! »  paient un prix dérisoire, vous mettent sous l’œil un ordre de grandeur, pour illustrer la béance qui vous sépare, un ordre de 300 à 600 fois moins ! Ce qui vous laisse pantois, mais passons !  

Ceux-ci méticuleux, passent au crible jusqu’à nos exportations, se lamentent que celles-ci, pour l’année en cours auraient la pastèque en chouchou, une place de choix haut juchée sur le palmarès, pourtant, vous dit-on d’un air circonspect, que la pastèque consomme 40 % en eau de plus que le reste, que le goutte-à-goutte plutôt que l’aspersion tant décriée, ne détiendrait qu’une place restreinte eu égard du reste.

Et que, mal vous en prenne, si vous vous hasardez, jusqu’à vous mélanger les priorités,  à leur dire que ce tort est du moins contrebalancé, du fait que l’agriculture compte à elle pour 19 % du PIB, ceux-ci ne sautent sur vos peines mal camouflées, déjà consommées, vous disent fièrement, en vous ayant bien catalogués parmi les pervers, que c’est plutôt l’économie qui compterait pour vous plutôt que l’écologie !

Pour vous mettre à terre, vous neutraliser, ceux-ci vous envoient tanguer du côté des carrières de sables, des nappes phréatiques, et des vrais-gros pourfendeurs-massacreurs de la chose écologique, ne vous reste plus dans votre remue-pensées que de leur offrir une carafe d’eau pour calmer leurs ardeurs, de peur que vous en veniez aux mains.  
 
 



Hicham Aboumerrouane


Rédigé par Hicham Aboumerrouane le Mardi 23 Mars 2021

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