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Les Russes ne sont pas les Irakiens ou les Afghans

Une des particularités de l’actuel guerre en Ukraine est le recours assez important aux services de mercenaires, et ce par les deux camps en conflit.


Si la participation de mercenaires aux guerres est aussi ancienne que la guerre elle-même, l’évolution des moyens de communication a facilité ce phénomène.

On l’a vu avec Daech, qui parvenait, via Internet, à recruter des jihadistes rémunérés aux quatre coins du globe, et on le voit actuellement en Ukraine, le gouvernement de Kiev ayant même crée un site tout à fait officiel qui détaille les démarches pour la venue des mercenaires.



Écouter le podcast en entier :


Près de six mois après le début des hostilités, il est intéressant de se pencher sur les témoignages de mercenaires occidentaux se battant du côté ukrainien et les déductions que l’on peut en tirer.

Voici, à titre d’exemple, ce qu’a déclaré un mercenaire américain à un journaliste compatriote couvrant la guerre sur la ligne de front en Ukraine.

« Je suis un ancien militaire américain. J'ai déjà vu et vécu des combats assez durs, mais pas comme ceux-là. Ce n’est même pas proche en termes d’intensité », affirme-t-il.

« Les talibans étaient des amateurs dans les échanges de tirs, ils n’étaient pas très précis. Ne vous méprenez pas, les combats étaient durs, mais rien de tel que d'affronter un ennemi en uniforme », explique-t-il, pour souligner la distinction entre un guérilléro et un vrai soldat.

« Ici, il y a, des avions et des drones qui nous bombardent constamment. Des chars, des BTR, des BMP, une couverture aérienne. Tout ce à quoi vous pouvez penser, ils l'ont amené…

« Ici, je suis le gars qui se faufile dans les buissons et les rangées d'arbres pour tirer sur les troupes et les chars. D'une manière étrange, cela m'a donné un nouveau respect pour nos anciens ennemis », reconnaît l’ancien du corps d’élite des Marines, qui se retrouve face aux soldats russes dans la même situation que les insurgés afghans qu’il a combattu.

Mais il y a plus encore. L’ennemi est, cette fois-ci, de type caucasien (Européen) et même chrétien (l’Orthodoxie des Russes n’est alors qu’un détail comparé avec cette religion si différente des Musulmans).

« J'ai l'impression que mes jours sont comptés et j'aimerais dire certaines choses. À propos de moi. Ancien militaire. Vétéran afghan. Combattant expérimenté. Il y a trois jours, j'étais dans une tranchée et j'écoutais l'artillerie », raconte un autre mercenaire américain.

« J'ai commencé à penser à la perspective de l'ennemi. A quelques centaines de mètres se trouvent les Russes. J'ai déjà vu des cadavres. Des Talibans morts. Des civils afghans morts. Mais cette culture était tellement éloignée et différente de la nôtre que je ne pouvais pas vraiment m'y identifier », indique-t-il. 

« J'ai vu des Russes morts alignés le long de la route et j'ai été choqué. J'ai pensé : « Ces gars pourraient être moi ». Cet américain ne peut pas s’imaginer, bien sûr, à la place d’un afghan ou d’un irakien. Un aveu de ségrégationnisme ethnique primaire rendu encore plus répugnant par sa spontanéité.

Toute l’intelligence politique de Vladimir Poutine a été mise en évidence dans l’envoi des forces territoriales tchétchènes prendre d’assaut la ville de Marioupol, en Ukraine, au cri d’Allah ou Akbar, ce fameux cri de guerre des Musulmans qui terrifie les Occidentaux et sonne, désormais, comme une douce musique aux oreilles des Russes.

Cette guerre d’Ukraine est instructive à plus d’un titre pour les peuples du Sud. Au vu de la différence de traitement par les politiciens et médias occidentaux des pertes civiles ukrainiennes et celles irakiennes et afghanes, leur « deux poids, deux mesures » y a été dévoilé de manière flagrante.

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Ahmed Naji
Journaliste par passion, donner du relief à l'information est mon chemin de croix. En savoir plus sur cet auteur
Dimanche 14 Août 2022

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