Des frappes meurtrières et une avancée militaire
Sur le terrain, les bombardements se poursuivent dans plusieurs localités, notamment dans la région de Nabatiyeh, où des bâtiments ont été partiellement détruits. Les secours restent mobilisés dans un contexte de fortes tensions.
Parallèlement, l’armée israélienne continue sa progression dans le sud du pays. Selon une source militaire, les troupes avancent progressivement vers des zones frontalières comme Taybé. Le mouvement chiite Hezbollah affirme de son côté avoir mené plusieurs attaques contre les forces israéliennes dans ces secteurs. Depuis le début des hostilités le 2 mars, le bilan humain s’alourdit. Les autorités libanaises font état de 1.116 morts, dont 121 enfants, ainsi que de plus de 3.000 blessés. Plus d’un million de personnes ont été contraintes de fuir leur domicile.
Beyrouth dénonce une atteinte à sa souveraineté
La décision de saisir l’ONU a été annoncée après un conseil des ministres. Le gouvernement libanais accuse Israël d’avoir ciblé des infrastructures essentielles, notamment la majorité des ponts sur le fleuve Litani, et d’avoir provoqué des déplacements massifs de population. Les autorités dénoncent également l’avancée des troupes israéliennes sur leur territoire, accompagnée de destructions importantes. Pour Beyrouth, ces actions constituent une atteinte directe à l’intégrité territoriale du pays.
Escalade régionale et tensions politiques internes
Côté israélien, l’armée a annoncé la mort de deux soldats supplémentaires dans les combats au sud du Liban, portant à quatre le nombre de militaires tués dans cette zone depuis mars. Elle affirme également avoir éliminé 700 combattants du Hezbollah, un chiffre non confirmé par le mouvement.
Dans le même temps, le Hezbollah revendique des dizaines d’attaques, y compris des tirs de roquettes vers le nord d’Israël. Un civil israélien a été tué près de Nahariya. La situation se complique aussi sur le plan politique interne au Liban. Des ministres affiliés au Hezbollah ont boycotté une réunion gouvernementale, en réaction à une décision visant l’ambassadeur iranien, accusé d’ingérence.
Une crise aux multiples fronts
Alors que des efforts diplomatiques sont évoqués en parallèle, notamment du côté américain, la situation reste extrêmement volatile. La saisine du Conseil de sécurité pourrait ouvrir une nouvelle phase diplomatique, mais sur le terrain, les combats et les tensions continuent de s’intensifier.












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