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Macron marche sur la fonction présidentielle…




A lire ou à écouter en podcast :

macron_marche_sur_la_fonction_presidentielle.mp3 Macron marche sur la fonction présidentielle.mp3  (5.93 Mo)

Les puristes, le nez au ciel, n’augurent que catastrophe pour la fonction présidentielle… ces orthodoxes bons orfèvres à cheval sur les lignes-barrières que ne doit enjamber un président-monarque. 
 
Pour ces nostalgiques-pleureurs, le dévergondage de la stature républicaine de par M. Macron est l’allégorie d’une déliquescence mortifère. 
 
« Des roulades dans les jardins de l’Élysée ? » s’offusquent les gardiens du temple. leur esprit livresque, imbibé-enfoui de recoins d’ivresses bonifiés de par les « petits » temps, de trame mauvaise, effilochée… 
 
Leur esprit tambourine, emporté-folâtre,  à l’évocation du mot « jardin » : un certain « le Nôtre » jardinier-paysagiste de Louis IX leur saute à la tête. 
 
Ce court-circuit-lumière fait sitôt d’éclairer notre gouverne, pour eux, ce Youtubeur-tête-brulée a foulé de sa roulade-pécheresse des grandeurs royales. 
 
Et de se ruer sur Mélenchon qui ne croyait si « mal » dire en affublant M. Macron du composé de « monarque-présidentiel ».  
 
Louis IX… martèlent-ils ! c’est dire des écorchures lancinantes d’une roulade qui tourne l’ire de nos revenants-puristes, Louis IX ! lui !  talons et perruque, prenait corps dans des pièces-trouvailles de Molière, quant à Macron, lui, se vautre dans les dérisions-bassesses d’un dénommé McFly ou Carlito…Est-ce d’abord français ? ( Clin d'oeil à Zemmour )
 
Mais c’est le 17ème siècle, et le « soleil » a bien tourné depuis, qu’en reste-t-il si ce n’est « La France, c’est moi » ? les vestiges d’un temps plié… 



Et De Gaulle ? La grande asperge pour les plus familiers, vous rétorque-t-on ? s’est-il empêtré dans de telles disgrâces ? Ne les reprenez pas sur ce volet ( Colombey les deux églises ), n’est-ce pas que les oreilles ont des murs ? 
 
Quand Churchill a juré d’exhiber aux badauds et autres le grand pudique double-mètre, endimanché et sa compagne, dans une encadrure jardinée, puis dans l’autre…télévisée. 
 
Ceux-là, une fois leur gêne essuyée, vous répondent : Ce fut la campagne de De Gaulle, au service de son accession au pouvoir. Où est-ce Macron, actuel locataire de l’Élysée, peut s’incruster dans ce désordre de l’époque ?
 
Pour eux, c’est pur anachronisme, et les conjonctures ne se valent pas.  Mais Macron court aussi à la quête d’un électorat pour une éventuelle réélection…repose sur un bon matelas des 18-24 ans à choyer-fidéliser… 
 
« Alors pour vous, la politique serait réduite à l’unique communication ? » vous reprocherait-on… et de vous rajouter de ce pas «  On fait ce qu’on peut, mais il y a la façon ! ». 
 
Mais Mitterrand, grand taciturne, grand pudique, ne reçut-il pas les « influenceurs » de l’époque ? Bardot ? Dalida ? Fernandel ? ne fut-il pas filmé entrain de nourrir son ânesse, naturaliste qu’il fut, un Pagnol craché ? et de Dalida, on peut dire davantage…
 
Dalida, au-delà du cocon intime fait de cœurs et de fleurs et de paroles à l’italienne… ( n’est-ce pas !  à la manière d’un Jean-Marie Le Pen )  que nous nous gardons de profaner, ne servit-elle pas, en définitive, d’un Georges Marchais, dans une autre configuration… ( Et ça ? Ce n'est pas de la com peut-être ? )
 
Évidemment, les gardiens-puristes ne vous laisseraient vous aventurer plus en avant…vous répliqueraient que Bardot n’est pas Fly ( Ils ne peuvent s’empêcher de dévergonder les noms )  et Fernandel n’est autre qu’un Pagnol grimaçant, deux grands qui ont bien germé dans la tête de Mitterrand, puis leur rencontre s’est faite dans le « privé »… 
 
Et Mitterrand, monsieur ! continuent-ils, ne pouvait souffrir une journaliste-écorcheuse-d'oreilles répéter comme il n'est pas permis ! et  tout journaliste qu’elle soit, à son adresse « présidentielle » serait-ce un « ok » étranger au corpus linguiste français monsieur ! 
 
Et vous osez encore parler d’un « Fly » ! «  Pourquoi « ok » c’est la deuxième fois que je vous le fais observer » fit observer Mitterrand à une journaliste en surchauffe… 
 
C’est tout de même curieux que Macron, ce président annoncé comme Jupitérien, à la parole jadis raréfiée, se trouve soudain déchu… 
 
« Qui lui a mis une béquille ? » et c’est là son expression lors de ses familiarités récentes…
 
Les gilets jaunes ont-ils initié sa chute ? N’est-ce pas qu’à ce point de rupture, on le vit soudain  comme ayant ce don d’ubiquité, n’est-ce pas là  que la communication a pris le pas sur « le politique » ? 
 
Macron serait-il à l’image d’un Zarathoustra, venu de haut, dévoré par la plèbe…
 
Hicham Aboumerrouane 





Mercredi 26 Mai 2021

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