La connectivité en plein essor
Au premier trimestre 2026, la consommation moyenne d’Internet mobile a bondi de 48 % sur un an, portée par l’essor de la fibre optique, le déploiement de la 5G et des prix du gigaoctet toujours plus accessibles.
Les derniers chiffres de l’Agence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT) confirment une profonde mutation des habitudes numériques des Marocains.
Les Marocains surfent de plus en plus… et téléphonent de moins en moins
Le smartphone est désormais au cœur du quotidien. Regarder des vidéos, suivre l’actualité, travailler à distance, discuter sur WhatsApp ou passer des appels via Internet : les usages numériques explosent.
Selon le dernier rapport de l’ANRT arrêté à fin mars 2026, chaque utilisateur consomme désormais en moyenne plus de 60 Go de données mobiles par mois, contre un peu plus de 40 Go un an auparavant.
Une progression spectaculaire de 48 %, rendue possible grâce à un coût du gigaoctet qui poursuit sa baisse pour atteindre 0,73 dirham HT.
Cette évolution traduit un changement de mode de vie. Aujourd’hui, le réflexe n’est plus de passer un appel classique, mais d’envoyer un message vocal, de lancer un appel vidéo ou de partager du contenu sur les plateformes numériques. Bref, le téléphone sert toujours à communiquer… mais autrement.
La fibre et la 5G accélèrent la transformation
Cette forte progression est directement liée aux investissements réalisés dans les infrastructures numériques.
Le Maroc compte désormais 41,08 millions d’abonnements Internet, soit un taux de pénétration supérieur à 111 %. Le parc mobile représente l’essentiel des connexions avec 38,10 millions d’accès, dont plus de 33 millions en 4G et déjà 3,22 millions en 5G.
Le déploiement de 8.400 antennes 5G permet aujourd’hui de couvrir 44 % de la population, tandis que la fibre optique poursuit son ascension.
Avec 1,5 million de raccordements, elle devient progressivement la technologie de référence pour les connexions fixes, au détriment de l’ADSL, qui continue de perdre du terrain.
Cette montée en puissance des réseaux très haut débit accompagne les ambitions du Royaume en matière de digitalisation des services publics, de développement économique et de souveraineté numérique.
Les appels classiques perdent du terrain
L’autre enseignement majeur du rapport concerne le recul de la téléphonie traditionnelle.
Au premier trimestre 2026, le trafic des appels mobiles a chuté de 18,79 % sur un an pour s’établir à 8,45 milliards de minutes. En moyenne, un abonné ne passe plus que 49 minutes d’appels classiques par mois, un chiffre qui tombe à seulement 21 minutes chez les clients prépayés.
Les SMS suivent la même tendance avec une baisse annuelle de plus de 9 %. Les applications de messagerie instantanée ont définitivement pris le relais, transformant le paysage des télécommunications.
Un secteur qui continue de grandir
Malgré le recul de la voix traditionnelle, le secteur reste dynamique. Les opérateurs misent désormais davantage sur les offres postpayées, qui gagnent près de 500.000 nouveaux abonnés en un an.
Le chiffre d’affaires global du secteur progresse également de 2,89 %, tandis que la portabilité des numéros continue de séduire les consommateurs, signe d’une concurrence toujours plus vive.
Autre indicateur encourageant : les noms de domaine en «.ma» approchent désormais les 136.000 enregistrements, illustrant le développement continu de l’écosystème numérique marocain.
Tous ces indicateurs montrent que le Royaume entre dans une nouvelle phase de sa transformation digitale.
Avec une connectivité toujours plus performante et des usages en pleine évolution, Internet s’impose plus que jamais comme le moteur de la vie numérique des Marocains.












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