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Pour une meilleure connaissance des troubles psychiques de l’enfant

Par Dr Anwar CHERKAOUI


Les troubles anxieux, les troubles dépressifs, les troubles de l’attention, les « dys », la cyber addiction, les troubles des conduites, les troubles de l’attachement, la psychose infantile, la déficience intellectuelle et les troubles autistiques sont autant de maladies psychiques qui peuvent toucher les enfants. Elles sont de diagnostic difficile. Leurs prises en charge nécessitent souvent l’implication et la concertation d’ une équipe pluridisciplinaire. Décryptage, pour une meilleure connaissance des troubles psychiques de l’enfant. Pour la réalisation de ce dossier, l’opinion des jeunes (l’ODJ), a fais appel, entre autre, à l’expertise d’une orthophoniste, basée à Salé, Mme Hajjar El Mansouri. Par ailleurs, plusieurs données récentes sur ces troubles psychiques de l’enfant ont été tirées du numéro hors série de la revue Sciences Humaines, de février mars 2021, consacré à la psychologie de l’enfant.

A lire ou écouter en podcast



pour_une_meilleure_connaissance_des_troubles.mp3 Pour une meilleure connaissance des troubles.mp3  (1.12 Mo)

Les troubles anxieux
 
Les peurs du noir ou des chiens sont relativement fréquentes chez l’enfant. Isolées et passagères, elles ne doivent pas inquiéter les parents. On parle de troublés anxieux, quand les peurs ont des répercussions durables et quotidiennes sur le vécu de l’enfant. On estime à 5% les enfants concernés par les troubles anxieux.

On distingue essentiellement le trouble d’anxiété généralisé (TAG). Ce sont des enfants qui s’inquiètent d’une manière disproportionnée dans des situations quotidiennes. Ne pas être en retard à l’école.

Réussir un exercice de calcul. Oublier sa trousse dans la classe. Ces peurs exagérées sont souvent accompagnées par des douleurs abdominales, de nausées, voir des problèmes de sommeil ou de mémorisation. Attention, ces simples troubles peuvent se compliquer et évoluer vers un trouble obsessionnel compulsif (TOC). Devant ce trouble, l’enfant va essayer de dépasser cette angoisse en développant et en s’appropriant des rituels compulsifs, des classements en boucle de son matériel scolaire, le lavage répétitif des mains ou encore des comptages irrépressibles.

Les phobies, comme la phobie scolaire ou sociale, sont les autres troubles anxieux, qui peuvent se déclencher à l’adolescence. Pour les pédopsychiatres, les thérapies comportementales et cognitives sont très importants dans la prise en charge thérapeutique de l’enfant, essentiellement dans les phobies et les TOC.
 
Les troubles dépressifs
 
La dépression nerveuse ne touche pas que les adultes. On estime qu’entre  0,5 et 3% des enfants et entre 3 et 14% des adolescents sont concernés par la dépression. Ces grands écarts s’expliquent par les difficultés rencontrés pour le diagnostic de cette pathologie psychique. La tristesse n’est pas souvent présente dans le tableau clinique. Les troubles dépressifs chez l’enfant se traduisent essentiellement par des comportements d’évitement, notamment retrait social, refus d’aller à l’école, sentiment d’ennui, perte d’appétit et troubles du sommeil. Parfois, les enfants souffrant de troubles dépressifs, deviennent agressifs, commettent des vols ou des mensonges à répétition. L’attitude thérapeutique préconisée par tous les pédopsychiatres est basée en premier sur une psychothérapie, parfois on associe des antidépresseurs.
 
Les troubles de l’attention
 
Des enfants qui n’arrivent pas à tenir en place avec souvent de grosses difficultés de concentration, est la caractéristique principale du trouble du déficit d’attention avec ou sans hyper activité ( TDH / H). Pour les Pedro psychiatres, c’est un symptôme de dépression. Ce trouble touche 3 à 5 % des enfants. Trois fois plus de garçons que de filles. Deux volets caractérisent ce trouble, l’inattention ou l’hyperacticvité.la psychiatrie infantile moderne utilise des psycho stimulants, mais conduite thérapeutique non valide par toute la communauté des psychiatres infantiles.
 
Les «  Dys »
 
Ce sont des troubles de langage, souvent attribués à une origine neurologue. Ils sont estimés à 6 à 8 % à souffrir d’une ou plusieurs formes de « dys ».

Il peut s’agir d’une difficulté de lecture ( dyslexie), souvent associée à une dysplasie, qui est une difficulté à construire des phrases à l’oral.

Autres formes de « dys » sont de plus en plus diagnostiquées. La dysgraphie qui est la difficulté à écrire de façon lisible. On a également, la dyspraxie, qui est la difficulté à coordonner des gestes précis, comme tracer un trait ou découper. Enfin, on décrit également la dyscalculie, qui est la difficulté à associer un chiffre et la quantité qui lui correspond.

Tous ces troubles sus cités, ont la possibilité de bénéficier d’une bonne prise en charge par des rééducateurs spécialisés, précise Mme Hajjar El Mansouri, orthophoniste à Salé. Selon, le trouble, on fera appel à un orthophoniste, des psychométriciens, des ergothérapeutes voire même des orthoptistes ( rééducation visuelle).

Par Dr Anwar CHERKAOUI
 

Dr Anwar CHERKAOUI
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Lundi 1 Mars 2021





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