Déplacement massif de civils
L’armée sud-soudanaise (SSPDF) a exigé le 6 mars que les civils d’Akobo, ville tenue par l’opposition, se déplacent vers des zones sous contrôle gouvernemental ou considérées plus sûres. Elle a également demandé aux missions onusiennes et ONG de se retirer avant des offensives militaires. La mission de l’ONU (Minuss) a refusé de quitter la zone.
Selon l’Unicef, ce déplacement massif concerne notamment des populations déjà fragilisées par des années de conflit et de pénuries alimentaires. Un quart des enfants de moins de 5 ans ayant fui souffrent désormais de malnutrition « alarmante ».
Infrastructures de santé détruites
La situation sanitaire est catastrophique : 28 structures de santé et de nutrition ont été détruites depuis janvier dans le Jonglei. Les hôpitaux autrefois sûrs, comme celui d’Akobo, sont désormais fermés ou pillés. La santé publique reste extrêmement dépendante de l’aide étrangère, avec 80 % des soins financés par des bailleurs internationaux.
Les civils fuyant la ville sont privés de soins essentiels, aggravant le risque de crises sanitaires. Les violences répétées mettent également en danger la sécurité des équipes humanitaires présentes sur le terrain.
Conflit prolongé et tensions politiques
Les forces gouvernementales, loyales au président Salva Kiir, affrontent les milices d’opposition fidèles à Riek Machar, placé en résidence surveillée et inculpé de « crimes contre l’humanité ». Le pays, le plus jeune du monde, est à nouveau sur le point de replonger dans une guerre civile généralisée, après une première guerre sanglante entre 2013 et 2018 ayant fait plus de 400 000 morts.












L'accueil















