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Soutenir les centres d’hébergement en toute transparence


Prise en charge des femmes victimes de violence par les réseaux expérimentés

Le réseau « LDDF-Injad contre la violence basée sur le genre » et « Femmes solidaires », de la région de Casablanca-Settat, remettent « sur le tapis », la question des centres d’hébergement ainsi que le vécu des femmes et filles victimes de violence.
Un sujet qui s’est beaucoup imposé en période de crise sanitaire, face à la recrudescence du phénomène surtout pendant le confinement, mais aussi par rapport au manque de structures de ce genre, les fonctionnelles faisant pour la plupart partie de la société civile.
Les ONGs appellent l’Etat à sauver et à soutenir, en urgence, ces centres et institutions qui constituent des refuges et abris pour les victimes, contre tous sortes de sévices.



A lire ou à écouter en podcast :

break_time500mssoutenir_1614855503.mp3 Soutenir les centres d’hébergement en toute transparence  (759.28 Ko)

Là où le bât blesse 

Une conférence de presse a été organisée, fin février, pour la présentation des résultats d’une étude-recherche, en marge de l’élaboration de la carte des acteurs associatifs intervenants dans le cadre de la prise en charge des femmes  victimes de violences au niveau de la région de Casablanca- Settat.
Cette action est réalisée dans le cadre du projet «Participation citoyenne».  

Les représentantes des Unions, Associations Féminines, de Droits et de Développement de la région, Fédérations et Réseaux,  œuvrant dans la lutte contre les violences fondées sur le genre ont soulevé des points importants et signé une sorte de mémorandum.

Les résultats préliminaires de la recherche et de la discussion ont révélé que les associations féminines ont à leur actif de grandes expériences et expertise dans le domaine de la prise en charge des femmes victimes de violence.  Et que des efforts ont été consentis de la part des secteurs officiels qui supervisent et participent à ces actions d’hébergement. Ainsi que par la Police sûreté nationale et l’entraide nationale de Mohammadia, et d’autres acteurs spécialisés.

Seulement, ces mêmes associations ont soulevé le poids de toutes les charges matérielles et  financières auxquelles elles sont confrontées au quotidien. La responsabilité qui leur incombe, pour tout ce qui est gestion des centres d’hébergement, est d’autant plus grande, puisqu’il faut toujours penser à  garantir la continuité des centres, pour la prise en charge et l’hébergement des femmes violentées et des victimes de harcèlement.

Ces centres sont menacés de dysfonctionnement ou de fermetures par manque de ressources financières et faible soutien, permanent et régulier, de la part des secteurs gouvernementaux et des communes territoriales.


Responsabilité partagée

Soutenir les centres d’hébergement en toute transparence
Au vu de l’ampleur de la problématique qui ne fait qu’augmenter en période covid-19, les réseaux d’associations féminines appellent les autorités concernées à revoir les services alloués à ces centres d’hébergement, en prenant en considération leurs spécificités.

Il est temps que les ministères de tutelle soutiennent, dans la transparence et  l’intégrité, les associations qui ont cumulé de l’expérience dans le domaine de la prise en charge des femmes et des filles victimes de violence. 

La responsabilité, dans ce dossier, incombe surtout au Ministère de la solidarité, du développement social, de l'égalité et de la famille, et à l’Entraide nationale. Ils sont sommés de pourvoir ces centres d’hébergement spécialisés, sous la tutelle et aux frais de l'Etat, gérées par les associations compétentes reconnues de longue date pour leurs services.

Bouteina BENNANI



Bouteina BENNANI


Rédigé par Bouteina BENNANI le Jeudi 4 Mars 2021

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