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Votre musique ? Une misère qui se fête...




votre_musique,_une_misère_qui_se_fête.mp3 A lire ou à écouter en podcast :  (4.62 Mo)

De ces associations dupeuses, assommantes , dissonantes… « la vie sans musique serait une erreur… » dit-on, étourdis, loufoques, oublieux du moustachu-géniteur de ce « canon » nietzschéen.

Une ritournelle sans musique… « Mettez pour me jouer vos flûtes mieux d’accord… » dirait Molière à ces profanes improvisés mélomanes. Leur musique ? Un imbroglio d’universalisme et de sauts de cabri.

Leurs références ? Un amas de maximes forcées, pour choyer leurs inclinations. Platon, vous dit-on, se proclamait « citoyen du monde », et Brel, disait: «  il faut bien que le corps exulte… ». Un « tout » tiré par les cheveux…une expression, pourtant, leur dada.

De même, leur « musique », dans leur esprit de « pesanteur », « Humain trop humain », dans l’acception nietzschéenne, ose se mêler d'avec celle du  philologue. Comme si Bieber était Wagner… que « La chevauchée des walkyries » était « Peaches ».

Le clivage art majeur/ art mineur n’est pas posé, ni Béart ni Gainsbourg ne sont, ici, d’actualité…voulez-vous avoir la mort dans l'âme ? Retenez de ces petitesses qui vous enserrent, dans un monde sui périclite et sa devanture légère.

Ce que Nietzche voyait dans Wagner ? Une Allemagne "par delà bien et mal"  un " gai savoir ", une "sur-Allemagne"  Une musique comme ascension, raffinement, surpassement. Bien qu'il en décela sur le tard, de ces germes décadents pour se tourner du côté de Bizet...une autre histoire, ou bémol pour les puristes.

Et si cette musique qui abrutit comme tintamarre, marchandée à quelques jappements prés fut une erreur ? Très contemporaine pour être digne... nulle prétention généalogiste n'est à l'oeuvre ici, mais l'histoire est ce vice imparable contre lequel on met un nez puis deux...et de flairer de ces  visées transcendantales volées en éclats ?

Si Mozart avait ce doigté de concocter une symphonie alors que sa campagne s'affairait la spatule dans la marmite...occuper ses gargouillements de clefs de sol et de tempos voyageurs, quoique ses silences était musique...c'est qu'après tout " Le temps ne fait rien à l'affaire" comme dirait Molière...

Comme il dirait à quelques falsifications près " Méfiez des démangeaisons qui vous prennent à composer..."  un impératif valable pour ce qui fait l'air du temps... n'est-ce pas que l'air ne fait en rien la chanson ?

N'est-ce pas que le consumérisme est partout ? que les oreilles ont horreur du vide ? Chante qui veut...compose qui peut. Cela est-il voulu ? Qu'est-ce être complotiste si ce n'est penser contre la doxa ?

La gangrène est semée, la musique ne sort pas indemne, mais qu'est-ce qui sort indemne ? La bêtise et son infini suprême,  n'est-ce pas que la bêtise, selon Brel, ne soit autre que de la paresse ? Le fameux " Je vis, et ça me suffit".

Quand le Danube bleu de Strauss, La Campanella de Paganini, La Fantaisie de Chopin se font siffler de par un troupeau à toisons...mais n'est-ce pas que le bonheur selon celui qui dit : pourquoi la vérité aurait-elle plus de valeur que la non-vérité ? consiste à vivre auprès du troupeau...

Un troupeau satisfait d'un "oui" d'un "non" d'une "ligne droite"... Passez-moi ma confiture savante mais fêtez votre musique sans moi ! je ne dirai pas "petite"... car qu'est-ce que petite musique ? Si ce n'est littérature...Demandez à Céline...Louis Ferdinand et non l'autre. 





Jeudi 24 Juin 2021

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