Poème, version mise en musique, à écouter de Adnane Benchakroun
Pour ceux qui aiment encore lire : Poème de Adnane Benchakroun
dans la fumée des bistrots,
dans les métros qui grondent
comme des bêtes sous la peau.
J’ai retrouvé tes façades,
tes vieux miroirs, tes décors,
mais pas la fièvre ancienne
qui me tenait au corps.
Paris, I don’t know you anymore
You don’t make dreamers dream like before
Your lights still shine, but your soul feels poor
Paris, I don’t know you anymore
Montmartre vend ses sourires
à des touristes pressés,
Pigalle repeint la nuit
sur des paupières usées.
Les cafés parlent encore,
mais plus personne n’écoute,
et les verres sonnent creux
dans le vacarme des routes.
Je me souviens des nuits
où l’on refaisait le monde,
avec trois mots mal tenus
et des promesses profondes.
Aujourd’hui chacun s’enferme
dans son silence poli,
comme si même l’amour
devait rentrer avant minuit.
Paris, I don’t know you anymore
You don’t make dreamers dream like before
Your lights still shine, but your soul feels poor
Paris, I don’t know you anymore
Je ne te condamne pas…
je te pleure un peu.
Peut-être que ce n’est pas toi,
peut-être que c’est nous deux.
Peut-être que le siècle use
tout ce qu’il touche en chemin,
et qu’une ville aussi
peut finir par manquer de mains.
Les loyers ont mangé
les chambres et les chansons,
les ateliers, les amants,
les longues conversations.
Je marche avenue après avenue,
comme un homme un peu de trop,
je reconnais ton visage
mais plus du tout ta peau.
Paris, I don’t know you anymore
You don’t make dreamers dream like before
Your lights still shine, but your soul feels poor
Paris, I don’t know you anymore
Paris, is there a fire behind that door?
A broken heart beneath the floor?
Can you still sing like you did before?
Paris… don’t disappear anymore
Paris…
je te parle encore
parce que je t’aime encore.
Même fatiguée.
Même infidèle.
Même perdue.












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