Une hausse qui revient chaque rentrée
En mai 2024, plusieurs écoles privées annonçaient une nouvelle hausse de leurs frais de scolarité pour le collège et le lycée, entre 200 et 300 dirhams.
Un an plus tôt déjà, la Fédération de l'enseignement privé évoquait une possible hausse de 5 % des frais, en réaction à l'alourdissement de la fiscalité sur les enseignants vacataires. Résultat : d'une année sur l'autre, les familles ne savent jamais vraiment à quoi s'attendre.
Le Haut-Commissariat au Plan, dans son enquête nationale sur le niveau de vie des ménages publiée en 2025, confirme la tendance : les dépenses d'éducation des familles marocaines sont en hausse, avec de fortes disparités entre le public et le privé.
Ce que propose l'Istiqlal : encadrer, pas geler
Les hausses resteraient possibles, mais encadrées par des critères objectifs, liés à l'évolution réelle des coûts et à la qualité des services proposés.
Autrement dit : une école qui investit et améliore ses prestations pourra toujours augmenter ses tarifs, mais plus question d'une hausse décidée sans justification ni préavis.
Fini les frais surprises en cours d'année
Fini les "frais d'activité" ou les "cotisations complémentaires" qui tombent en janvier sans avoir été annoncés en septembre.
L'objectif affiché est de protéger le pouvoir d'achat des familles, un enjeu de taille pour une classe moyenne qui absorbe déjà l'essentiel de la facture de l'enseignement privé.
Un secteur à préserver, pas à punir
L'équilibre recherché est donc double : donner aux familles une visibilité budgétaire qu'elles n'ont pas aujourd'hui, sans fragiliser un secteur qui reste, pour beaucoup de parents, la seule alternative crédible au public.












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