L’avis officiel publié sur le site de la Bourse explique que ce transfert s’appuie sur la capitalisation moyenne des titres observée sur les 90 derniers jours de bourse précédant le 25 août 2025 un mécanisme qui vise à refléter fidèlement la valeur réelle et la liquidité de ces actions.
Ce qui peut paraître à première vue comme une simple formalité technique est en réalité un signal fort adressé à la communauté financière. Le compartiment « Principal A » regroupe les titres les plus capitalisés et liquides de la cote, ce qui facilite notamment l’entrée et la sortie des investisseurs institutionnels et particuliers. En montant dans cette catégorie, les cinq sociétés gagnent en visibilité et en attractivité.
Delta Holding, par exemple, a été l’un des moteurs du marché en 2025, avec une progression notable qui a contribué au franchissement des 17 700 points par le MASI au printemps dernier. Ce constat ne doit pas être interprété comme une garantie de performance future – loin de là – mais plutôt comme une reconnaissance de la solidité relative du titre sur la période de référence.
Un marché en pleine recomposition
À l’instar du recentrage du MASI 20 opéré en octobre 2025, qui avait vu CMGP Group, Jet Contractors et Sonasid intégrer l’indice des 20 valeurs les plus liquides du marché, ce reclassement confirme une recomposition progressive des piliers de la Bourse de Casablanca. Cela traduit, en creux, une évolution structurelle du marché marocain vers davantage de transparence et de performance.
Pour les investisseurs marocains entre 24 et 54 ans, souvent moins familiers avec les mécanismes boursiers, ce mouvement est l’occasion de réfléchir à la place de l’investissement en actions dans une stratégie financière personnelle. À ce stade, on observe un intérêt croissant pour la place financière, malgré une pénétration encore limitée dans la population, notamment en raison des défis d’accessibilité et de la culture financière encore en construction.
En poussant ces valeurs vers le compartiment « Principal A », la Bourse de Casablanca envoie un message non seulement aux acteurs financiers, mais aussi au public : le marché marocain des capitaux gagne en maturité. Et pour qu’il devienne un vecteur réel d’inclusion économique, il faudra continuer à renforcer l’éducation financière, encourager l’esprit d’initiative et améliorer l’accès à ces opportunités pour un plus large spectre de citoyens.
-
Crédit bancaire au Maroc : l’encours dépasse 1 191 MMDH à fin novembre 2025, mais la dynamique cache des tensions structurelles
-
Trésor marocain : des besoins de financement compris entre 15 et 15,5 milliards de dirhams en janvier 2026
-
Liquidité bancaire au Maroc : le déficit se replie à 151,6 MMDH sous l’effet des interventions de Bank Al-Maghrib
-
Standard Chartered : le Maroc en 2026 entre résilience économique, investissements soutenus et stabilité monétaire
-
OPCVM au Maroc : un actif net de 810,82 MMDH sous gestion, entre repli technique et recomposition des flux












L'accueil




