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OPCVM au Maroc : un actif net de 810,82 MMDH sous gestion, entre repli technique et recomposition des flux


Rédigé par Lycha Jaimssy MBELE le Mardi 6 Janvier 2026

Au 19 décembre 2025, les Organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM) – instruments phares de l’épargne collective au Maroc – affichaient un actif net sous gestion de 810,82 milliards de dirhams (MMDH). Une valeur qui, bien qu’en léger recul hebdomadaire de 0,07 %, témoigne d’une dynamique globale encore robuste sur le plan annuel et structurel, selon les chiffres publiés par l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC).



Des chiffres qui disent aussi croissance

Quand on regarde de plus près ces encours, une lecture attentive révèle un marché qui ne se résume pas à une simple variation d’une semaine à l’autre. Certes, le repli constaté fin décembre est minime, presque symbolique – comme dans une mer un peu agitée après une longue traversée –, mais l’évolution depuis le début de l’année est bien plus riche d’enseignements.
 

D’après les données croisées disponibles, l’actif net sous gestion des OPCVM a connu des niveaux historiques supérieurs à 800 MMDH tout au long de 2025, marquant une progression notable sur fond d’intérêt grandissant des investisseurs marocains pour ces produits financiers. 
 

Cette croissance s’inscrit dans un mouvement plus large : il y a moins d’un an, en janvier 2025, l’actif s’établissait autour de 688 MMDH, soit une progression significative au fil des mois, confirmant l’attractivité retrouvée de ces véhicules d’investissement. 


Arbitrages des investisseurs

Le paysage des OPCVM n’est pas homogène ; certaines catégories tirent mieux leur épingle du jeu que d’autres.

Dans le détail :
 

  • Les fonds actions ont été à la tête des performances hebdomadaires, avec une progression de +1,53 %, soulignant un regain d’appétit pour les titres cotés. 

  • Les fonds diversifiés affichent une croissance de +0,78 %, tandis que les obligations moyen et long terme (OMLT) gagnent +0,46 %, confirmant le rôle croissant des titres à revenu fixe dans les portefeuilles. 
     

À l’inverse, certaines catégories ont reculé, parfois de manière plus marquée :
 

  • Les produits contractuels ont enregistré la plus forte baisse hebdomadaire (-6,73 %), un signe possible d’arbitrages ou de mouvements de désengagement temporaire. 

  • Les fonds monétaires et les obligations court terme (OCT) ont, eux aussi, affiché des replis plus modérés de respectivement -1,63 % et -1,37 %, ce qui pourrait refléter des ajustements tactiques dans un contexte de marché incertain. 
     

Ces variations montrent que, même si l’actif total présente une certaine stabilité, la structure interne des OPCVM traduit une redistribution des flux et des opinions divergentes entre investisseurs selon les horizons et les profils de risque.


Un secteur qui se densifie

Autre signe encourageant : le nombre total d’OPCVM en activité est resté stable à 609 fonds, un niveau élevé qui illustre la maturité et la diversité croissante de l’offre sur le marché marocain. 
 

Cette diversité est, à bien des égards, une bonne nouvelle pour l’épargnant marocain, notamment pour les jeunes générations – celles de 24 à 54 ans qui cherchent aujourd’hui à concilier rendement, liquidité et diversification dans leur patrimoine financier. Elle ouvre aussi la porte à des stratégies d’investissement plus sophistiquées, que ce soit pour la préparation de la retraite, l’acquisition d’un logement ou encore le financement de projets personnels.


Au-delà des chiffres : quelles leçons pour l’épargnant marocain ?

Les données de fin 2025 prennent tout leur sens dans un contexte économique national marqué par une inflation maîtrisée, une croissance modérée et une confiance qui se reconstruit après les turbulences financières mondiales. Les OPCVM, dans ce paysage, se révèlent être des instruments d’épargne collective à la croisée des chemins : ni totalement à l’abri des soubresauts de marché, ni incapables de capter durablement l’intérêt des investisseurs.

Pour le lecteur marocain, plusieurs enseignements méritent d’être soulignés :
 

  • Ne pas s’arrêter aux variations hebdomadaires : une baisse de 0,07 % en une semaine n’est pas significative en soi, surtout dans un marché globalement haussier sur l’année.

  • Regarder la diversification des catégories de fonds : certains segments peuvent offrir de meilleures opportunités selon le profil de risque et l’horizon d’investissement.

  • Considérer l’OPCVM comme un outil de construction patrimoniale plutôt qu’un pari à court terme : à l’instar d’autres marchés matures, l’investissement collectif requiert patience, compréhension des cycles et sélection rigoureuse des produits.


Une fin d’année qui invite à l’optimisme prudent

Alors que le Maroc continue d’affiner ses cadres réglementaires et que l’AMMC maintient une supervision active du marché, les OPCVM restent un indicateur utile de la confiance des investisseurs et des flux financiers domestiques.
 

En dépit du léger repli observé fin décembre, le marché marocain des OPCVM se présente comme une plateforme d’épargne vivante et résiliente, offrant des opportunités intéressantes à ceux qui savent lire entre les lignes des chiffres annuels et comprendre les mécanismes économiques qui les sous-tendent.
 

Au moment où de nombreux Marocains réévaluent leurs stratégies d’épargne face à l’érosion des rendements des livrets bancaires traditionnels, les OPCVM apparaissent plus que jamais comme un outil à considérer – avec responsabilité, pédagogie et vision à long terme.
 

À l’aube de 2026, le marché des OPCVM au Maroc illustre combien la finance collective peut être à la fois un baromètre de l’économie nationale et une piste d’avenir pour l’épargne des citoyens. Dans un monde où l’incertitude n’est plus l’exception mais la règle, savoir investir intelligemment devient un acte de responsabilité – individuelle comme collective.






Mardi 6 Janvier 2026

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Avertissement : Ces analyses sont fournies à titre purement informatif et ne constitue en aucun cas un conseil en investissement. Elle a été réalisée par la rédaction de L'ODJ Média, sur la base des données publiées par la société et des tendances du marché. Les investisseurs sont invités à effectuer leurs propres recherches et à consulter des experts financiers avant toute prise de décision.


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